LIVRE XXVI. — MÉTÉORES COSMIQUES. ÎÎ
On présume que l'incendie de la ferme de Tamerville, près de Yalognes, qui eut lieu dans la nuit du â au & août 18&0, est dû à un météore igné que plusieurs personnes, placées sur des points différents, ont vu traverser les airs du nord au sud, dans la direction de la ferme qui a été brûlée.
Le 25 février 1841, un bolide venant du nord-est tomba sur le toit d'un pressoir situé au hameau nommé les Bois-aux-Roux, commune de Ghanteloup, arrondissement de Coutanccs (Manche), et y alluma un incendie qui se communiqua à deux maisons contiguës.
On attribue à la chute de météores ignés des incendies qui eurent lieu aux environs de Montierender (Haute- Marne), du 9 au 18 novembre 1843.
Le 16 janvier 1846, un bolide, dirigé du nord au sud, et laissant derrière lui une trace lumineuse, incendia un bfttiment à la Chaux, arrondissement de Chalonsur-Saône (Saône-et-Loire).
Le 22 mars de la même année, à trois heures du soir, une gerbe lumineuse, qui a sillonné l'espace avec une grande vitesse et un bruit assez intense, est tombée sur une grange de la commune de Saint-Paul, arrondissement de Bagnères-de-Luchon (Haute-Garonne) ; en un instant tout est devenu la proie des flammes ; les bestiaux renfermés dans les étables ont été entièrement consumés.
Si tous ces accidents ne sont pas dus à des chutes d'aérolithes ou de bolides, si quelques-uns proviennent des étoiles filantes , on doit s'étonner de leur peu de fréquence lorsque Ton considère la grande abondance de ces derniers météores.
ta ASTRONOMIE POPULAIBS.
Le poids des aérolithes est souvent très-considérable, et il explique parfaitement la possibilité d'accidents trèsgraves. Nous citerons particulièrement l'aérolitlie de
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diiiime de u hauteoi.
Vouillé (1881, page 202) pesant 20 kilogrammes; celui de Chantonnay (1812, page 197) pesant 34 kilogrammes; celui de Juvénas (1821, page 200) pesant