LIVRE XXVI. — MÉTÉORES COSMIQUES. '«T
No»
d'ordre.
Dates.
Observations.
10 décembre
10 décembre
Station.
28 décembre
Trafoée; troig stjitk>os; ryptore en éclats.
13 mai
S juiUet
Traînée.
1 août
2 «oût
Traînée.
7 août.
8 août
Tratnée.
Traînée.
10 août
Traînée.
10 août
Traînée.
10 août
Traînée.
11 août
Traînée ; rupture en éclats.
12 août
12 septembre
JratnéQ.
M. Coulvier-Gravier n*a entendu de bruit ni à Yapparition d'aucun des bolides précédents ni au mo.mejiiit de la rupture de ceux qui se ^ont brisés en éclats.]
Si nous cherchons à résumer, conime nous l'avons f^it précédemcnent pour les aérolithes^ les apparitions pour lesquelles on a des dates certaines, nous trouverons 813 bolides, et le tableau suivant représentera les nombres jtje ces phénomènes constatés pour chacun des douze mois de l'année :
Janvier. ... .^ .^ <. . . . .^* 55
Février 57
Mars 68
Avril 62
Mai 50
Juin US
Juillet . 74
Août A33
Septembre 64
Octobre 77
Novembre. . . , 90
Décembre 80
Le nombre moyen qu'on trouverait pour chaque mois .serait de 68 ; les nombres de chacun des six premiers mois de Tannée sont au-dessous de cette moyenne, tandis que ceux des six derniers mois, à Texception de celui du mois de septembre, sont au-dessus.
On obtient ainsi le même résultat qu'en comparant pour chaque mois les chutes d'aérolithes ; seulement la loi du phénomène apparaît d'une manière plus nette, ce que l'on peut attribuer à ce que les observations de bolides sont beaucoup plus nombreuses que les observations d'aérolithes. La Terre, en circulant dans son orbite autour du Soleil, rencontre donc plus de bolides en allant de l'aphélie au périhélie qu'en marchant du périhélie à l'aphélie.
Sur le nombre total de huit cents bolides observés , dont les annales des sciences ont pu conserver la mémoire, on en trouve trente -cinq qui ont donné naissance à des aérolîthes dont la chute a eu des témoins. Malgré la petitesse du rapport des deux nombres, on ne peut se défendre de penser que l'origine des deux phénomènes est identique. Néanmoins certaines pluies d'aérolilhes ont eu lieu sans avoir été précédées de l'apparition de bolides lumineux; les pierres sont tombées quelquefois d'un ciel parfaitement pur : tel est le cas du grand aérolithe de Kleinwenden (16 septembre 1843, voir page 203). D'autres fois, au contraire, les aérolithes sont précipités sur le sol à la suite d'explosions retentis-