‹ Astronomie populaire (volume 3)Chapitre 191 sur 588 · LIVRE XXVI. — MÉTÉORES COSMIQUES · texte numérisé non relu

LIVRE XXVI. — MÉTÉORES COSMIQUES

santés qui partent de petits nuages obscurs apparus subi* tement dans un ciel serein, ainsi que cela a eu lieu pour l'aérolithe de Bràunau (14 juillet 1847),

Les apparitions de bolides sont toujours fortuites et elles prennent l'observateur au dépourvu. Aussi est-il très-difficile d'avoir des détails suffisamment précis sur toutes les circonstances qui pourraient servir à établir leurs dimensions réelles, leur hauteur, leur direction, leur vitesse. Les calculs qui pourraient permettre de déterminer exactement les trajectoires qu'ils parcourent, exigent impérieusement que le phénomène ait été vu de deux stations suffisamment éloignées, de manière que la parallaxe soit assez grande pour empêcher des erreurs trop considérables. Plusieurs astronomes ont pensé que les bolides pouvaient être considérés comme des satellites de notre planète, qu'ils se mouvraient autour de la Terre avec une énorme vitesse et pourraient être aperçus à plusieurs reprises. Dans ces dernières années, M. Petit, directeur de l'Observatoire de Toulouse, a cherché avec persévérance à obtenir les orbites parcourues dans cette hypothèse par les principaux bolides sur lesquels il avait pu réunir des détails d'une certaine précision. Cette étude mérite d'être poursuivie. Si l'on ne peut pas douter que plusieurs bolides soient tombés jusqu'à la surface de notre planète et aient fait désormais partie de notre globe, on ne pourrait dire qu'ils ont tous un pareil sort. Les hauteurs considérables auxquelles paraissent et disparaissent quelques-uns de ces météores sont un sujet d'étonnement lorsqu'on cherche à se rendre compte de leur inflammation subite. Si des calculs, comme ceux de

ASTRONOMIE POPilLAlRE.

M. Petit, arrivaient à établir avec certitude la direction, la vitesse et tous les éléments de Torbite de quelques bolides, ils auraient beaucoup fait pour réclaircissement de Tun des phénomènes cosmiques les plus mystérieux. H faut, pour arriver à un tel résultat, multiplier les observations, et surtout les faire plus exactes que toutes celles qui ont été obtenues jusqu'à ee jour«

Quoi qu'il en soit, voici les hauteurs des bolides pour lesquels il a été possible d'établir des calculs approximatifs :

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