LIVRE XXllI. — ATTRACTION UNIVERSELLE
mités d'un levier horizontal AA, formé d'une planchette légère. Ce levier est supporté en son milieu m par un fil d'argent flr/, et pour qu'il ne fléchisse pas sous l'action des boules xx^ deux fils d'argent obliques hg ^ hg le fortifient. Afin que ce système ne soit pas influencé par les agitations de l'air, il est renfermé dans une boîte légère ABC DDC BAE FFE ; cette boîte est montée sur quatre supports ssss à l'aide d'écrous destinés à lui donner une position horizontale.
Fig. 307. — Plan de l*appareil de Cavendisb pour la mesure de la densité moyenne de la Terre.
Deux grosses boules de plomb \VW sont portées par deux tiges de cuivre rR, rR; celles-ci sont maintenues par la ban-e en bois rr et suspendues, par une tige à boulon P/>, à la poutre HH verticalement au-dessus du centre de l'appareil. La poutre HH repose sur les murs GG qui forment l'enveloppe générale de la balance. La tige boulonnée P/> est concentrique avec une poulie horizontale MM sur la gorge de laquelle sont enroulés deux cordons qui passent à travers deux ouvertures pratiquées dans les murs de la grande chambre, et qui , après s'être enroulés sur des poulies verticales j/, sont tendus par de petits poids. Il suffit de tirer l'un de ces cordons pour donner un mouvement de rotation à la poulie MM.
et pour amener par conséquent les boules WW à telle position qu'on désire dans Tappareil par rapport aux boules œœ.
On commence par mettre le levier A A au milieu de la petite boîte, en faisant mouvoir le bouton K qui est placé à l'une des extrémités d'une tige horizontale KE; cette tige est, à son autre extrémité, en communication avec le fil d'argent vertical Ig. On conçoit qu'on est maître de donner au levier A A la position voulue, sans que le fil d'argent ait aucune torsion. En ce moment les boules WW doivent être dans un plan perpendiculaire au levier AA; elles n'exercent alors aucune influence sur les boules xx. Mais si on amène les boules WW à une petite distancé des boules xx , ainsi qu'on le voit dans la figure 307, elles attirent ces dernières qui ne peuvent se déplacer qu'en faisant subir au fil Ig une torsion croissante qui finit par équilibrer l'attraction réciproque des boules de plomb. En observant avec les lunettes TT, on peut voir passer devant le fil du réticule les divisions de deux petites règles nn éclairées par les lampes LL. Il suflit alors d'amener les boules WW dans une position ww inverse et symétrique dé celle qu'on leur a d'abord donnée, pour qu on lise un angle double de la déviation produite.
Une fois ce résultat obtenu , on enlève le système des grosses boules W W ; on dérange le levier A A de sa position d'équilibre, et on l'abandonne à lui-même de manière à le faire osciller de part et d'autre de cette position. Les oscillations sont déterminées par la force de torsion , et leur durée est dans un rapport connu avec cette force qui est ainsi déterminée. Or c'est cette force de torsion qui