‹ Astronomie populaire (volume 3)Chapitre 286 sur 588 · LIVRE XXVIll. — VITESSE DE LA LUHIËRB · texte numérisé non relu

LIVRE XXVIll. — VITESSE DE LA LUHIËRB

Un faisceau de rayons partant de V arrive ainsi convei^er en K , d'où émane par réflexion un nouveau faisceau formant à la sortie de la lunette L une colonne de rayons parallèles qui vont se concentrer au foyer m de la lunette L" pour se réfléchir, sortir de nouveau de Cette dernière lunette, pénétrer par l'objectif dans la lunette

L et laisser apercevoir h travers la glace K, par l'oculaire 0, l'image réelle du pinceau primitif.

Cette disposition a très-bien réussi avec des lunettes de 6 centimètres d'ouverture seulement. La première lunette I, était placée dans le belvédère d'une maison située & Suresnes, la sccondp 1/ sur la hauteur de Montmartre,

in ASTRONOMIB POPULAIRE,

à une distance de 8,633 mètres. On voyait par l'oculaire 0 un point lumineux semblable à une étoile et formé par de la lumière qui partie de K avait traversé un espace de 17,266 mètres et était revenue passer exactement par le même point avant de parvenir à l'œil. C'est SUT ce même point que M, Fizeau a fait passer les

'a|il>u¥il de H. Fiieau.

dents d'un disque tournant R, pénétrant dans la lunette en avant de K par une échancrure.

Le disque tournant reçoit son mouvement de poids moteurs P, descendant à l'extrémité d'une corde enroulée sur un barillet A. Sur ce barillet est monté une roue dentée B qui conduit un pignon C. Ce pignon à son tour

LIVBB XXVIII. — VITESSE DE LA LUMIÈRE, tfl mÈDe la roue D, qui engrène avec le second pignon Ë monté BUT le même axe que la roue dentée F. Cette dernière roue mène le pignon G qui demie le mouvement 6 la roue H. Le disque denté R doit sa rotation au pignon I qui engrène avec la roue H. Le mouvement a lieu saiis intennittence, les engrenages, construits avec toute l'ha-'

bileté que l'on connaît à M. Froment, étant hélicoïdaux.

Un frein J que l'on presse à volonté par le moyen d'une vis, permet de régulariser le mouvement, dont la vitesse peut être rendue extrêmement grande si l'on augmente (Hjflisamment les poids P.

L'expérience réussit très-bien. Dans l'état de repos

.du disque denté on voit nettement le point I (6g. MO) ;. lorsque le disque tourne avec une certainevitesse, l'éclat du point lumineux diminue (fig. 341); il s'éclipse totalement pour une vitesse suffisamment grande (fig. &k2). Dans les circonstances oii l'expérience a été faite, une première éclipse se produit vers 12.6 tours.

par seconde. Pour une vitesse double , le point brille de nouveau (flg. S&â); pour une vitesse triple, il se produit unfe deuxième éclipse; le point brille de nouveau pour une vitesse quadruple, et ainsi de suite.

Il ne reste, comme on voit, qu'à connaître exactement la vitesse de rotation pendant chaque éclipse totale du

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