LIVRE XXX. — URANUS
Diamàtres Dates des obserTations. Instraments employés. Orossiscements. apparents
mesorés.
19 novembre 1781, micromètre à fils.... 227 fois 5 '.2
28 id, micromètre à lampe. 227 fois 5 .0
9 septembre 1782, micromètre à fils. .. . 660 fois 4.2
k octobre 1782, micromètre à lampe. 227 fois 3 .7
12 id. 1782, id, 227 fois A .2
19 id. 1782, id, 227 fois 3 .8
26 id. 1782, id. 527 fois 3 .6
k novembre 1782, id. 227 fois k .3
L'accord n'était pas aussi parfait qu'on aurait pu le désirer. L'auteur des observations en convenait luimême. Aussi, tout ce qu'il se hasardait à conclure de l'ensemble des résultats, c'est que le diamètre apparent d'Uranus ne devait être ni sensiblement plus grand, ni sensiblement plus petit que k" ; c'est que le diamètre réel de la nouvelle planète se trouvait entre quatre fois et quatre fois et demie le diamètre réel de la Terre.
Les astronomes admettent tous aujourd'hui un diamètre apparent de 3^.9 pour la distance moyenne de la planète à la Terre, ce qui donne la figure suivante (fig. 347) pour la grandeur apparente d'Uranus réduite
Fig. 347. — Grandeur apparenta dn disqoe d'Uranns à la distonce moyenne
de la planète à la Terre.
à la même échelle (1 millimètre pour 1 seconde) que les figures qui représentent déjà dans cet ouvrage les grandeurs apparentes des disques de Mercure, de Vénus, de Mars, de Jupiter et de Saturne.
Il y a dans le Mémoire d'Herschel de 1782 une pre-
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mière tentative pour déterminer la forme d'Uranus. A la date du 13 octobre 1782, l'illustre astronome disait qu'ayant observé la planète avec des grossissements de 227, de 278, de 460, et même de 625 fois, le disque lui parut parfaitement tranché et circulaire. 11 ne doutait pas qu'un aplatissement égal à celui du globe de Jupiter n'eût été^lors parfaitement visible.
Plus tard, des traces d'aplatissement s'offrirent au grand astronome. Le 26 février 1794, par exemple, il écrivait dans son journal : c Télescope de 20 pieds (6". 09), 480 de grossissement : la planète paraît un peu allongée dans la direction des plus grands axes des orbites des satellites. »
L'année d'après, le 21 avril 1795 : « Le télescope de 10 pieds (3".04), grossissant 400 fois, donnait à la planète une forme légèrement elliptique. Cette forme elliptique persistait quand, au premier oculaire, on en substituait un second qui portait le grossissement à 600 fois.
De toutes les tentatives que fit Herschel pour s'assurer de la vraie figure d' lira nus, celle qui le convainquit le mieux de l'existence d'un aplatissement porte la date du 5 mars 1792. Il y employa un miroir de 6 mètres nouvellement poli ; des grossissements de 240, de 300, de 600, de 800, de \ ,200, même de 2,400, et toujours avec un résultat identique.
Une forme qui s'était également révélée, avec des grossissements si divers et à l'aide de télescopes de 2, de 3 et de 6 mètres, ne semblait pas pouvoir résulter de simples illusions d'optique. « J'en conclus donc, sans