CHAPITRE III
rilSTORIQUE DE LA DÉCOUVERTE DE HBPTUNE
On possédait, en 1820, quarante années d'observations méridiennes régulières d'Uranus. En outre, celte planète avait été observée dix-neuf fois depuis 1690 jusqu'en 1771 par Flanisteed, Bradicy, Mayer et Lemonnier qui ne soupçonnaient pas alors que la prétendue étoile de sixième grandeur dont ils fixaient accidenlellement les coordonnées astronomiques appartenait à notre
système planétaire. On devait penser qu'en s'aidant toutes ces données de l'observation et leur appliquant expressions analytiques des perturbations produites f Jupiter et par Saturne, qui se trouvaient développa dans le tome m de la Mécanique céleste de Laplace , pourrait construire des tables représentant exactement mouvement de la planète découverte par Herschel. nombre des observations était assez considérable, et ( observations étaient réparties sur des intervalles de ten assez grands pour qu'on n'eût pas à redouter les errei qui se présentent forcément lorsqu'on détermine Fort d'un astre par les observations d'une trop petite portion son parcours. Cependant, quand, en 1821, Alexis B( vard publia les tables d'Uranus, il n'avait pu arrive; satisfaire convenablement tant aux observations moden qu'aux observations anciennes. « Telle est l'alternative c présente la formation des tables de la planète Uranus, sait alors l'infatigable calculateur, que si l'on combine observations anciennes avec les modernes, les premiè seront passablement représentées, tandis que les second ne le seront pas avec la précision qu'elles comporte! et que, si l'on rejette les unes pour ne conserver que autres, il en résultera des tables qui auront toute Tex titude désirable relativement aux observations modem mais qui ne pourront satisfaire convenablement aux obs vations anciennes. Il fallait se décider entre ces de partis : j'ai dû m'en tenir au second, comme étant ce qui réunit le plus de probabilités en faveur de la véri et je laisse aux temps à venir le soin de faire connaître la difficulté de concilier les deux systèmes tient réellerai