‹ Astronomie populaire (volume 3)Chapitre 381 sur 588 · LIVRE XXXII. - SAISONS BT CLIMATS · texte numérisé non relu

LIVRE XXXII. - SAISONS BT CLIMATS

toutes ces raisons réunies il résulte que la température de l'horizon de Paris et de tout autre horizon situé dans l'hémisphère nord, doit toujours aller en diminuant; mais il n'est pas évident de soi-même qu'il y aura compensation entre le rayonnement vers l'espace et les causes échauffantes, qui ont été sans cesse en s'affaiblissant, le 21 décembre, jour du solstice d'hiver.

L'observation montre, en effet, qu'à Paris la compensation parfaite n'arrive que vers le Ift janvier : c'est, abstraction faite des causes accidentelles, le jour du maximum du froid de Tannée. Â partir de cette époque,, et jusqu'au 15 juillet suivant, la température va toujours en augmentant, ainsi que nous l'avons déjà expliqué, en prenant le 21 mars pour point de départ.

Toute cette série de raisonnements s'appliquerait à fhorizon d'un lieu situé dans l'hémisphère sud, comme Paris est situé dans l'hémisphère nord. Seulement nous trouverions, et ce résultat est conforme aux observations, que les mois les plus chauds dans l'hémisphère nord seraient les plus froids dans l'hémisphère sud, et réciproquement.

Le temps de la révolution entière du Soleil, ou la durée de l'année, a été à toutes les époques partagée en quatre périodes distinctes. L'intervalle compris entre le 21 mars et le 21 juin s'appelle le Printemps. L'intervalle qui s'écoule entre le 21 juin et le 23 septembre s'appelle Y Été. Le nombre de jours compris entre le 23 septembre et le 21 décembre compose V Automne; et du 21 décembre au 21 mars on est en Hiver.

Il résulte de ce que nous venons de dire que le prin-

temps de l'hémisphère boréal correspond à l'automne de l'hémisphère opposé, et que lorsque de ce côté de Téquateur nous subissons les chaleurs de l'été, on ressent les froids de l'hiver dans les latitudes méridionales.

Les causes diverses qui changent l'action calorifique du Soleil sont très- peu variables durant toute l'année dans les deux régions voisines de l'équateur, situées l'une dans l'hémisphère nord, l'autre dans l'hémisphère sud, qu'on appelle les régions tropicales et qui forment la zone torride. Le jour y a, en effet, presque la même durée toute l'année ; les hauteurs méridiennes du Soleil y sont peu variables, les quatre saisons, eu égard à la température, doivent donc peu différer les unes des autres. Par une raison toute contraire, les saisons seront trèsdissemblables au nord comme au midi de l'équateur dans Tes régions où les jours auront dans l'année des durées très-inégales, ou, ce qui est presque la même chose en d'autres termes, là où les hauteurs méridiennes du Soleil changeront beaucoup dans le cours de l'année. Ces résultats de la théorie sont parfaitement vérifiés par les observations.

Une conséquence non moins évidente, c'est qu'il doit y avoir dans l'année une seule période de températures croissantes à laquelle succède une seule période contraire ou djB températures décroissantes.

Voyons si les températures de Paris sont d'accord avec nos prévisions.

Les observations faites à l'Observatoire depuis 1806 jusqu'à 1851 inclusivement, c'est-à-dire pendant quarante-six ans, donnent les résultats suivants, pour les

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