‹ Astronomie populaire (volume 3)Chapitre 404 sur 588 · ti · texte numérisé non relu

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ouragan.

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ouragan qui déracine les arbres et renverse les édifices.

Les vents qui se transportent avec ces vitesses plus ou moins grandes, doivent introduire des variations plus ou moins rapides dons les températures de chaque lieu ; ce sont donc de grands modificateurs de climats. Toutefois, ils ne peuvent agir sur la surface des continents comme sur la surface des mers où ils ne rencontrent aucun obstacle à leur passage; mais en terre ferme, des plateaux élevés, des chaînes de montagnes les arrêtent ou changent leurs directions.

L'Asie est traversée de l'ouest à l'est par des chaînes

I^n ASTRONOMIE POPULAIBB.

de montagnes très-éicvées qui doivent souvent mettre obstacle à la propagation des vents méridionaui«

Au sud de TAsie aucune terre continentale n*est située dans la zone torride. On n*y trouve, sous Téquateur, que de trfts-petites parties des lies de Sumatra, de Bornéo, de Celèbes, de Gilolo.

Au sud de l'Europe, au contraire, les régions de Téquateur et de la zone torridc sont occupées par la partie la plus large du continent de TAfrique.

Si les atmosphères des diverses régions de la Terre se mAlont, dans le haut ou dans le bas, par un mouvement dirigé du sud au nord, l'Europe recevra de l'Afrique des courants bienfaisants; l'Asie n'en jouira pas au même dogr(5 puisque les courants méridionaux ne pourraient lui orrivor que de la mer.

M. de Ilumboldt a trouvé que, dans l'Amérique méridionale, l'étendue de la région montueuse est à celle des plaines comme 1 est à ft. Chacun peut concevoir, d'après ces chiffres, combien une modification sensible dans l'état physique des montagnes et conséquemmentdans l'atmosphère qui les entoure, exercera d'influence sur la climatologio d'un pays tout entier.

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