‹ Astronomie populaire (volume 3)Chapitre 452 sur 588 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

DE L'ANKÉE fCTPHENKE — AnnÉE TAGDE — PÉRIODE SOTBtAQUE

On pense que les Égyptiens firent primitivement usage d'une année de SGOjours, partagée en l2moisde 30 jours chacun. Telle est même, suivant l'opinion de quelques érudits, l'origine de la division du cercle en 360 parties égales, en 360 degrés.

L'histoire de Rhéa et de Saturne , rapportée par Plutarque , a fait croire que les cinq jours complémentaires (épagomènes) furent ajoutés par Mercure Trismégiste ft l'année primitive de 360 jours.

L'année égyptienne, portée à 365 jours, avait, quoiqu'à un moindre degré, le défaut capital de l'année de 360 : celui de différer du temps employé par le Soleil à faire sa révolution complète.

L'année de 365 jours a pris le nom d'année vague. Voyons quelle est l'origine de cette dénomination ; cherchons à découvrir les inconvénients de l'année vague.

Dans l'explication des saisons (liv. xxxii, chap. xil, p. 562 ) , nous avons montré par te fait et par le raisonnement que les températures annuelles, dans un lieu donné, se partagent en deux périodes, l'une croissante et l'autre décroissante , et que , grAce au nombre de jours dont se compose actuellement notre année civile , chaque jour d'une certaine dénomination, tels que 10 janvier, 20 mars, 15 juillet, 19 septembre, etc., abstraction faite des circonstances atmosphériques accidentelles, jouit tous

les ans de la môme température. Cela tient évidemment à ce qu'en moyenne le Soleil revient ce jour donné à la même position relativement à Téquateur, par conséquent à la même position par rapport à un horizon déterminé. Or on a vu dans le chapitre cité que c'est cette position qui règle les températures terrestres.

Voyons maintenant ce qui arrivera si la longueur de l'année civile n'est pas égale à la longueur de Tannée astronomique. Supposons, comme c'était le cas chez les Égyptiens, que l'année civile soit de 365 jours, tandis que l'année astronomique est d'environ 365^.25.

Choisissons un jour d'une dénomination déterminée, le 21 mars, par exemple, jour de l'équinoxe. Dans ce jour, on éprouve une certaine température liée à cette circonstance, que le Soleil décrit l'équateur. L'année d'après, quand on comptera 21 mars, le Soleil ne sera pas encore dans l'équateur, il faudra un quart de jour de plus pour qu'il atteigne ce plan. Lorsqu'on sera arrivé, après une nouvelle période , au 21 mars , le Soleil sera encore plus éloigné du plan de l'équateur, et il lui faudra un demijour pour l'atteindre.

Enfin, après quatre révolutions, le Soleil, au lieu d'être à l'équateur comme à l'origine de la période, le 21 mars, n'y arrivera que le 22 ; ce sera donc ce 22 mars qui jouira de la température qu'on avait observée au début le 21. Après quatre nouvelles révolutions, le Soleil n'atteindra l'équateur que le 23; ce sera donc le 2â qu'on trouvera la température observée d'abord le 21. A chaque période de quatre ans , l'équinoxe aura retardé d'un jour, de sorte que la température originelle du

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