‹ Astronomie populaire (volume 3)Chapitre 510 sur 588 · LIVRE XXXIII. — LE CALENDRIER · texte numérisé non relu

LIVRE XXXIII. — LE CALENDRIER

les divers jours de l'année» des remarques telles que celle-ci: La mer devient orageuse, pluie, grand vent, tonnerre, neige, grêle fréquente, etc.

Des indications semblables se lisent dans le traité intitulé Apparition des fixes^ et attribué à Ptolémée ; fauteur annonce jour par jour les états de l'atmosphère.

L'Annuaire agronomique de Columelle renferme des prédictions, résultats d'une observation imparfaite, et qui , aujourd'hui même, ne manquent pas d'être accueillies avec confiance par un grand nombre de cultivateurs. Pline nous a conservé les remarques qu'on avait faites antérieurement à son époque.

Les Romains avaient distribué çà et là, dans le cours de l'année, des jours dans lesquels on devait plus particulièrement s'attendre à des insuccès dans les entreprises politiques ou particulières. Le mot néfaste, qui d'abord ne signifiait que des jours où il était défendu de rendre la justice, prit peu à peu une acception défavorable. On comptait vingt-six de ces jours dans l'année, savoir deux en chaque mois et trois en janvier et en avril. Il va sans dire que ces jours néfastes étaient spécialement indiqués dans les calendriers romains.

Si l'on consulte l'ouvrage de Lydus publié au vi" siècle, on demeurera convaincu que les prédictions de toute nature, fondées sur les aspects des astres, relatives au monde physique et au monde moral, ne sont pas une invention moderne.

Dans cet ouvrage on trouve, en effet, des passages tels que ceux-ci : Si la Lune est éclipsée dans les Gémeaux, la direction des affaires politiques changera de mains; si

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un tremblement de terre arrive entre le 9 et le 19, il annoncera des désastres aux gouvernants; et, enfin, s'il a lieu entre le 20 et le 25, les gens de lettres seront menacés de la perte de leur crédit.

Ce dernier trait montre que Lydus avait appliqué son savoir divinatoire à des choses bien peu importantes.

On vient de voir que chez les anciens il n'était guèn* question que de calendriers applicables à toutes les années. Dans le moyen âge, les calendriers généraux furent trèscommuns; on les plaçait en tête des livres d'heures ou de prières.

La publication des calendriers annuels, des almanachs annuels, de ceux qui concernent une année déterminée, remonte à une époque peu ancienne.

Le premier de ces almanachsqui ait été vraiment populaire est celui de Tan bissextil 1636, publié à Liège, Bous'le nom de Mathieu Laensberg, chanoine de cette ville*; mais l'existence de ce personnage n'est rien moins

1. Nostradamus, c<^l(>bre médecin de Provence, avait publié, à partir de 1550 jusqu'à sa mort, un calendrier contenant des prédictions sur les saisons et le^ temps les plus favorables aux divers travaux agricoles. Je n'ai pas ce calendrier sous les yeux, je ne saurais direconséquemment s'il doit être rangé dans les calendriers perpétuels ou dans les calendriera annuels. Il ne faut pas confondre ces prédictions météorologicpies avec les centuries du mènoe auteur, dans les(|uelles il annonçait l'avenir en vers presque inintelligibles. et qui, à cause de cela peut-être, lui valurent la protection de la superstitieuse. Catherine de Médicis.

Hab(»Iais est cité par ses biographes comme l'auteur d'almanachs pour les années 1533, 1535, 1568 et 1550; quelques-uns de ces alroanachs, à ce qu'on assure, renfermaient des pronostics; mais ils sont devenus très- rares. Au reste, on ne peut douter du peu dt» confiance (pie le facétieux curé de Meudon accordait i\ ses propr»*s prédictions, lorsqu'il se nièlait de prédire l'avenir, par le passai sui-

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