LIVRE XXXIfl. — LE CALENDRIER
PoOux, Régulus, Antarès, « du Bélier, Fomalhaut, a de Pégase, a de l'Aigle, etc., contenues dans les tables de la Connaissance des temps, ainsi que les circonstances les plus remarquables des éclipses et des occultations, donnent des moyens faciles de résoudre partout par des observations faites avec le sextant et par des calculs trèssimples, le problème jadis si difficile des longitudes, une fois que l'heure d'un lieu et la latitude sont connues par des observations de hauteur.
IjCS observations de la hauteur d'un astre, telles que celles de la hauteur du Soleil au-dessus de l'horizon, se font en mer en prenant pour plan horizontal le plan tangent mené par l'œil de l'observateur à la surface arrondie de l'Océan. Il est évident que ce plan tangent est d'autant plus abaissé au-dessous de l'horizon vrai que l'observateur est placé plus haut au-dessus de la mer. On doit donc diminuer la hauteur observée d'une certaine quantité, qu'on appelle la dépression de l'horizon. Le calcul de cette dépression a donné les résultats suivants :
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Tels sont, en abrégé, les principes de l'astronomie nautique qui servent à renseigner exactement le navigateur sur l'heure et la position du Heu où it se trouve, et par
conséquent sur le chemin qu'il doit suivre à travers les vastes plaines de l'Océan, loin de la terre et de tout objet terrestre pouvant lui servir de signal. Ces principes sont parfaitement applicables à des voyages entrepris sur la terre ferme. Seulement il faut alors remplacer l'horizon de la mer par un horizon artificiel fait de verre ou formé d'un liquide immobile, tel que du mercure ou de l'huile. Alors on doit observer l'astre directement et par réflexion, et mesurer l'angle compris entre le bord inférieur du disque de l'astre et l'image de ce bord produite par réflexion sur l'horizon artificiel ; on obtient ainsi le double de la hauteur du bord inférieur de l'astre observé au-dessus de l'horizon; il n'y a plus qu'à lui ajouter la moitié du diamètre apparent pour avoir la hauteur du centre de l'astre.
Ce chapitre, dont les détails sont sans doute un peu arides, termine les notions que j'avais à donner sur le calendrier : je pense que le lecteur comprendra désormais comment il est possible de fixer dans le temps tous les événements qui se passent à la surface de notre planète. Je vais maintenant compléter les principes de Vastronomie populaire que j'ai cherché à rendre aussi clairs qu'il m'a été possible, en transportant le lecteur successivement dans les principaux corps du système solaire, et en lui montrant sous leurs aspects divers les phénomènes de la voûte céleste.