‹ Astronomie populaire (volume 3)Chapitre 64 sur 588 · LIVRE XXIIL — ATTRACTION UNIVERSELLE · texte numérisé non relu

LIVRE XXIIL — ATTRACTION UNIVERSELLE

quand la Lune est à son périgée et très-voisine de l'équa^tour ; les plus faibles ont lieu aux solstices, quand la Lune est à son apogée et a une grande déclinaison. La diminution des hauteurs des marées vers les syzygies des solstices n'est qu'environ les trois cinquièmes de la diminution correspondante vers les syzygies des équinoxes ; raccroîssement des marées vers les quadratures est deux fois plus grand dans les équinoxes que dans les solstices. La diminution des marées syzygies est presque trois fois plus grande vers le périgée de la Lune que vers son apogée.

On obtient la hauteur d'une grande marée dans un port, en multipliant la hauteur de la marée calculée, comme nous l'avons dit , par la formule de la Mécanique céleste, par l'unité de hauteur qui convient à ce port. Les grandes marées de chaque annije peuvent produire des inondations, surtout quand les vents les favorisent ; on doit prendre des précautions pour prévenir les désastres qui en résulteraient. V unité do hauteur d'un port * est la quantité dont la mer s'élève ou s'abaisse relativement au niveau moyen qui aurait lieu sans l'action du Soleil et de la Lune. On obtient cette unité de hauteur en prenant la moitié de la différence entre un grand nombre de hautes et de basses marées é((uinoxiales.

1^ pleine mer sur les côtes et dans les poris n'arrive pas à l'instant où la force résultante des attractions du Soleil et de la Lune y est parvenue h sa plus grande intensité. Ainsi, aux jours de la nouvelle Lune, l'instant de la plus grande intensité de cette action est celui du passage simultané des deux astres au méridien, ou celui

de midi ; cependant la mer n'est ordinairement pleine que quelque temps après midi.

Quand la Lune nouvelle passe au méridien d'un port à midi vrai , à l'époque des équinoxes, le temps qui s'écoule entre ce passage et l'instant de la pleine mer qui le suit , est toujours le même ; il se nomme établissèment du port. L'heure des marées des syzygies équinoxiales est donc l'établissement du port.

Les jours de la nouvelle et de la pleine Lune, l'instant où les deux astres exercent la plus grande action est celui du passage de la Lune au méridien ; il en est de même lors du premier et du dernier quartier; les autres jours, cet instant précède quelquefois le passage, et d'autres fois il le suit; mais il ne s'en écarte jamais beaucoup, parce que la force attractive de la Lune est environ deux fois et demie plus grande que celle du Soleil.

L'effort qui résulte des attractions du Soleil et de la • Lune sur les eaux de la mer et le retard ou l'avance de la marée sur l'heure du passage de la Lune au méridien varient suivait que les deux astres s'écartent ou se rapprochent de la Terre, suivant que leurs déclinaisons augmentent ou diminuent. On tient compte de toutes ces circonstances à l'aide de tables qui facilitent les calculs et que l'on trouve dans V Annuaire du Bureau des longitudes. Mais, dans tous les cas, l'établissement du port ajouté à l'heure du passage de la Lune au méridien un jour donné , fournit à quelques minutes près l'heure de la haute mer dans ce port.

Voici les établissements de quelques ports et les unités

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