‹ Astronomie populaire (volume 3)Chapitre 63 sur 588 · LIVRE XXIII. — ATTRACTION UNIVERSELLE · texte numérisé non relu

LIVRE XXIII. — ATTRACTION UNIVERSELLE

de cette importante question ; Daniel Beraoulli , Euler, Maclaurin, d'Âlembert, concoururent à vaincre les difficultés que présentait le mouvement des fluides ; Laplace acheva d'en donner la véritable solution, et il montra que des observations attentives, faites en chaque lieu pendant quelques années, combinées avec les résultats de la théorie, permettaient de prédire presque toutes les circonstances des marées longtemps à l'avance avec une certitude mathématique.

Ainsi que nous Tavons dit, le Soleil et la Lune, p<ir leur attraction sur la mer, occasionnent des marées qui se combinent ensemble, et qui produisent les marées observées. Les deux marées coïncident vers les syzygies, ou vers les nouvelles et pleines Lunes; alors la marée composée peut être très-grande, puisqu'elle est la gbmme des marées partielles. Les marées des syzygies ne sont pas toutes également fortes , parce que les marées partielles qui concourent à leur production, varient avec les déclinaisons du Soleil et de la Lune, et les distances de ces astres à la Terre : elles sont d'autant plus considérables que la Lune et le Soleil sont plus rapprochés de la Terre et du plan de l'équateur. On peut calculer pour chaque année les hauteurs de toutes les grandes marées par la formule que Laplace a donnée dans la Mécanique céleste^ tome ii , page 289. On prend pour unité de hauteur la moitié de la hauteur moyenne de la marée totale qui arrive un jour ou deux après la syzygie , quand le Soleil et la Lune, lors de la syzygie, sont dans l'équateur et dans leurs moyennes distances à la Terre. On nomme marée totale la demi -somme des hauteurs de

deux pleines mers consécutives, au-dessus du niveau de la basse mer intermédiaire. Dans les ports des côtes de France, les plus grandes marées suivent d'un jour et demi la nouvelle et la pleine Lune. Ainsi on aura Pépoque où elles arrivent en ajoutant un jour et demi à la date des syzygies.

I^ retour des marées retarde moyennement de 50*" 1/2 d'un jour à l'autre. L'intervalle moyen entre deux pleines mers consécutives est de 12'' 25"'. La basse mer intermédiaire ne tient pas le milieu entre deux pleines mers, la mer employant plus de temps à monter qu'à descendre. Le retard des marées varie avec les phases de la Lune. 11 est le plus petit qu'il est possible, vers les syzygies, quand les marées totales sont à leur maximum, et alors sa valeur n'est que de 39"'. 2. Lorsque les marées sont à leur minimum ou vers les quadratures, il est le plus grand possible et s'élève à 75"". Ainsi la différence des heures des marées correspondantes aux moments de la syzygie et de la quadrature, et qui est d'environ 4*' 48"', augmente pour les marées qui suivent ces deux phases et devient à peu près égale à un quart de jour relativement au maximum et au minimum des marées.

Dans les syzygies des solstices, le retard journalier des marées est en outre d'environ une minute plus grand que dans son état moyen ; il est plus petit de la même quantité dans les équinoxes. C'est le contraire dans les quadratures d(?s é(|uino\es ; il surpasse sa grandeur moyenne de 4'" à peu près ; il en est surpassé de la même quantité dans les (juadratures des solstices.

Les nicuées les plus fortes arrivent aux équinoxes ,

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