LIVRE XXIV. — MARS
sons chaudes n*einpêche pas, comme je le montrerai en m^appuyant sur un théorème de Lambert dans la théorie des saisons terrestres, que les deux hémisphères de Mars ne doivent jouir de la même température moyenne. Quant aux extrêmes de ces températures , ils peuvent être très-dissemblables si l'on compare un hémisphère à
l'hémisphère opposé.
Ainsi, au solstice d'été de l'hémisphère sud de Mars, cettç planète est actuellement à sa moindre distance au Soleil et par conséquent reçoit alors de cet astre le maximum de chaleur qu'il puisse jamais lui communiquer. Cette chaleur sera à son minimum au solstice d'hiver.
Il résulte de là que si la matière qui produit la tache blanche du pôle austral de Mars jouit des propriétés analogues à celle de nos neiges, cette tache doit varier con sidérablement plus que la tache blanche du pôle boréal.
MM. Maedler et Béer disent que cette conséquence est confirmée par leurs observations.