‹ Astronomie populaire (volume 4)Chapitre 136 sur 347 · LIVRE XX. — LA TERRE · texte numérisé non relu

LIVRE XX. — LA TERRE

constance de la verticalité du cercle psndant toutes les manœuvres subséquentes. On fait pivoter le cercle avec la lunette autour de l'axe de la colonne, et il prend alors la position de la figure 268. On détache la lunette L, et on la fait tourner seule autour de l'axe du cercle, de manière à ta ramener sur le point A ( fig. 269 ) ; à ce ino-

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ment la lecture de la division à laquelle s'arrête l'index de la lunette donnerait un angle double de la distance zénithale cherchée. Si l'on veut lire un multiple plus considérable de cette distance, on fait faire de nouveau une demi-révolution au cercle autour de l'a-xe de la colonne (fig. 270), et on fait tourner le cercle de manière à ramener la lunette L sur l'objet A (fig. 271); à ce moment

SSO ASTRONOMIE POPULAIRE.

on se retrouve dans une position identique à la position initiale (fîg. 267], à cela près que l'index de la lunette L est placé à une distance du zéro de la graduation du limbe égale au double de l'angle cherché. On fait faire un nouveau demi-tour au cercle pour le mettre dans la position de ta figure 272, et on détache la lunette pour la

FIg. tu. - SepUtme

ramener sur l'objet A ( fig. 273) ; la lecture de la division à laquelle elle s'arrête donne une valeur quadruple de l'angle cherché. En continuant ainsi on répétera six, huit, dix fois, etc., la distance zénithale qu'il s'agit d'obtenir. La question de savoir si le cercle répétiteur peut être employé avec sûreté dans la mesure des latitudes géodésiques, a, dès l'origine, reçu des solutions diverses.

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Les artistes anglais, si bons juges en pareille- matière, s'étaient prononcés pour la négative; ils avaient cru qu'un instrument ne pouvait éprouver des renversements complets, ainsi que l'exige la manœuvre du cercle répétiteur, sans qu'il en résult&t des erreurs dans les observations provenant des déplacements relatifs des pièces

Fig, M7. — Pnmlire portion du cercle liptUtenr pouc li dAlctniiiutHia d'nue dittauce léuithale.

mobiles. Sur le continent, où l'art de construire i^es instruments de précision n'avait pas encore fait les immenses progrès qui se sont opérés de nos jours , on ne fut frappé que de la possibilité d'anéantir, à L'aide du principe de la répétition, les erreurs de division quelles qu'elles fussent. L'accord des résultats partiels, dans la mesure de diverses latitudes, ajouta à la confiance des astronomes, laquelle

3H ASTRONOyiE TOPULAtRE.

n'a été quelque peu ébranlée que depuis une quarantaine d'années. On se prit alors ft considérer que pendant le passage d'une observation paire à l'observation impaire, la lunette n'est retenue que par la petite vis de rappel placée près de l'oculaire , en telle sorte que de ce côté, le moindre temps perdu, le moindre jeu des filets saillants

de la vis dans les cavités de l'écrou qui les reçoit, peut devenir l'origine d'erreurs considérables sur les distances au zénith mesurées. On examina alors de plus près les incertitudes dépendantes des excentricités des axes. Les effets du frottement des alidades sur les limbes furent également supputés. On s'occupa enfin de l'action des changements de la température extérieure. Sans nier l'in-

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