‹ Astronomie populaire (volume 4)Chapitre 139 sur 347 · DÉTERMINATION DES LONGITUDES GÉODÉSIQUES · texte numérisé non relu

DÉTERMINATION DES LONGITUDES GÉODÉSIQUES

Nous avons vu (chap. vin, p. 70) que la longitude d'un lieu n'est pas autre chose que la différence de l'heure marquée en ce lieu avec celle marquée au même moment sur le méridien qui sert d'origine aux longitudes , l'heure

pouvant être transformée en degrés, minutes et secondes de degrés à raison de 15° pour 1^, 15' pour 1", 15" pour 1*. On comprend facilement qu'un observateur qui s'avance vers l'orient va à la rencontre apparente du Soleil, et que l'astre radieux doit passer plus tôt aux méridiens des nouveaux lieux qu'il visite ; au contraire, lorsqu'un observateur marche vers l'ouest, il fuit en quelque sorte le mouvement apparent diurne du Soleil , qui passera plus tard par les méridiens des lieux parcourus par le voyageur. Puisque le Soleil se meut d'une manière uniforme dans sa rotation diurne apparente et fait le tour de la Tisrre en vingt- quatre heures, les angles qui séparent les divers méridiens de tous les points du globe, sont proportionnels à la durée de la rotation diurne. Si donc une montre est réglée à l'Observatoire de Paris, dont le méridien soit pris pour l'origine des longitudes, les heures de tous les lieux situés à l'est de Paris seront en avance, et les heures des lieux situés à l'ouest de cette ville seront en retard de quantités qui indiqueront exactement les angles faits par les méridiens de tous ces lieux, placés vers Test ou vers l'ouest, avec le méridien de Paris.

Il est évident, d'après ces explications, qu'un voyageur qui ferait le tour de la Terre en s'avançant progressivement vers l'orient pour revenir au point de départ . verrait le Soleil se lever, passer au méridien, se coucher. une fois de plus que les personnes restées au même lieu, et qu'il gagnerait ain^li un jour tout entier.

Au contraire, un autre voyageur qui partirait de Paris en s'avançant progressivement vers l'occident , aurait

Page 1