LIVRE XX. — LA TÇRRE
suffisent à la déterminatiqn de doux incocinues. On obtioAclra donc, par la résolution dfi^ dfiu.^ pqviatjons en question, la distance Y de Vénus au Soleil et la di^tançç T de la Terre à ce mêuie astre. Ces dwij. distance^ seront connues avec d'autant plus d'exactitude quç la distance itinéraire AB et la distance angulaire a b serpnt plus exactement déterminées. La distance AB , mesurable sur la Terre, s'obtient avec toute la pr^qision dé^r^hl^. Quant à la distance angulaire a ^ , elle pwt être conçli^fi de la considération suivante ; Pendant w ten^p^ cj'unii durée limitée , Yénus paraît décrire un^ ligne droite ; ^ semblera donc parcourir sur le Soleil Ja ligne» rçictiligng ch d. Pour la station A , Vénus se mouvra en appsireiîce suivant la corde e a/*. Les durées comparatives de^ tçrpps employés par la planète à parcourir c d , i^erviront i déterminer les positions de c rf et de. e f relativement au diamètre du Soleil • et par conséquent la distance fi|ngi|laire a b avec une très-grande précision.
Si les stations A et B n'étaient pas situées gqr le même méridien , le calcul des obaervatipnç serait un peu plu$ compliqué, sans pour cela être devenu plus diiTicilq.
Il est évident aussi que pour se qonfpriper ^ 1^ réalité des choses 9 il faudrait tenir compte du mouvement d^ rotation de la Terre, e;i tant que ce ippu veulent pçut affecter la durée des passages dQ la planète sur le disqug solaire. Mais ce soql des détails qui ne p3uvent intéresser que les astroiwmes de profession, et ipi nous nouç sommes proposé §ei|lemei)t de faire connaître l'esprit 4e la m^thpde.
Un des caractères Içs pli;s prépieu,x de la njéthode pror
360 ASTRONOMIE POPCLÂIRE.
posée, en 1725, par Halley, c'est de n'exiger pour les observations à faire en A et en B , qu'une bonne lunette et une horloge astronomique ; c'est de rendre inutile l'emploi des instruments gradués, auxquels on ne peut se fier quand on vise à une grande précision, qu'alors seulement que leurs dimensions sont considérables, ce qui les rend peu portatifs.
En évaluant la précision avec laquelle on pourrait déduire la parallaxe solaire ou l'angle que le rayon de la Terre, vu perpendiculairement, sous- tendrait du Soleil (liv. IX, chap. XXXII, t i, p. A28), des observations faites en 1761, Halley avait porté à 1/500' du total l'erreur dont le résultat définitif pourrait être aflecté. L'expérience a montré que le célèbre astronome anglais s'était exagéré un peu la précision dont sa méthode était susceptible. Elle n'en reste pas moins une des plus ingénieuses dont l'astronomie moderne puisse se glorifier. Dans le passage de 1769, les différences entre les temps employés par Vénus à parcourir les cordes diverses du disque solaire suivant lesquelles elle parut se déplacer, furent considérables. La différence entre la durée observée à Wardhus, et la durée moins considérable observée à Taïtî , s'éleva à 2o- 2S\
On se demandera sans doute pourquoi les passages de Mercure sur le Soleil ne pourraient pas, comme les passages de Vénus, servir à la détermination de la parallaxe solaire. Halley, dans son Mémoire de 1725, avait déjà répondu à cette question. «La différence, dit l'astronome anglais, de la parallaxe de Mercure et de la parallaxe du Soleil est si petite, qu'elle e^l toujours moindre que