‹ Astronomie populaire (volume 4)Chapitre 188 sur 347 · LIVRE XX. — LA TERRE · texte numérisé non relu

LIVRE XX. — LA TERRE

sîtion par les observations faites dans un seul et même lieu. Il est évident que si la distance de la planète à la Terre est sensible , son mouvement diurne apparent ne doit pas se faire comme celui d'une étoile supposée dans un éloignement beaucoup plus grand , de sorte que si la distance en ascension droite d'une étoile à la planète au moment du passage au méridien, a une certaine valeur, on a dû lui trouver des valeurs différentes quelques heures avant et quelques heures après l'instant de la culminalion.

Cassini, aidé de Rœmer et de Sédileau, en suivant cette méthode, donnait à la parallaxe de Mars en opposition une valeur comprise entre 24 et 27'\ d'où il déduisait pour la parallaxe solaire 9''.8, ce qui correspond à une distance du Soleil à la Terre égale à 21,0/1.8 rayons terrestres.

Flamsleed, ayant fait des observations analogues à Derby, en tira, pour la parallaxe de Mars en opposition, une valeur inférieure à 25'^ d'où Ton obtenait, pour la parallaxe solaire, un nombre moindre que iO''.

Maraldi, en suivant la même méthode d'observation, en 1704 et 1719, trouva pour Mars en opposition une parallaxe de 23'', et en déduisit pour la parallaxe solaire une valeur de 10", correspondant à une distance du Soleil à la Terre égale à 20,626 rayons terrestres.

Pound et Bradiey, en 1719, obtinrent également pour les limites de la parallaxe solaire, déduite de celle de Mars, les nombres 12'' et 9".

Lacaille ayant fait, en 1751, des observations de Mars au cap de Bonne-Espérance, les compara à un grand nombre d'observations effectuées en Europe ; il trouva

SM ASTAONOMIE POPULAIRE.

Sê'\S en moyenne pour la paraltaxe de cette planète en opposition V ce tfui le eonduilsit à admettus I0'^25 pour celle du Soleil correspondant à une distance dte 20,1S& rayons terrestres de cet astre à notre globe.

Vénus ayant été dans la même année 1 751 en conjonction intérieure, mais non écliptlque, à Tépoque où Lncailte se trouvait au Cap, cet astronome Tobserva asisidûment. De ses observations, comparées à celles d*Euh3pe ^ Lacaille conclut par une moyenne que là parallaxe solaire était de IC. &, correspondant à une distartce de la Tehre au Soleil égale à 19,871 rayons tetrestres.

Tel était Tétat de nos connaissances sur Iibl détermihatlot) de la distance itinéraire du Soleil à la Terre; lotisqUe arriva en 1761 le passage apparent de Yénus i^r le disque du Soleil. Les observations de ce passage, faites au cap de Bonne-Espérance, en Lbponîe et à Tobolsk en Sibérie, donnèrent pour Tangle que sous*tend le rayon de la Terre, vu du Soleil à la distance moyenne, une valeinr d'environ O''.

Vint ensuite le passage de 1769, à TobservAlion duquel touties les nations de l'Europe contribuèrent. L'abbé Chappe, de l'Académie des sciences, se rendit en Californie, où il mourut trèi^^^eu de temps a^rès l'observation qu'il avait été y faire.

Gook et l'astronome Green allèrent à Otahiti, dans la mer du Sud. Dymond et Wales prirent leurs Matiohs dans le nord de l'Amérique , près de la baie d'fiudson ; Call à Madras, dans la presquMle de l'Inde.

L'Académie de Pétersbonrg ravoya des ai^ronomes dans divers points de la Laponie russe.

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