LIVRE XX. — LA TERUE. 3C
célèbres à soutenir que Taxe de la Terre n'a pas toujours percé sa surface dans les mêmes points, et que, depuis rorigine, il s'est déplacé d'une quantité sensible. 11 y a une cinquantaine d'années, ces considérations n'auraient pas été sans quelque force. Aujourd'hui que les mesures des degrés du méridien se sont tant* multipliées , il ne sera pas difficile de les réfuter.
Si un léger écartement entre le petit axe de l'ellipse méridienne et la ligne des pôles, était la principale cause du désaccord qu'on trouve en comparant les valeurs des degrés déduites de l'observation avec celles qui résultent d'une certaine hypothèse d'aplatissement, ce désaccord aurait lieu toujours dans le même sens ; il augmenterait d'une manière graduelle, à mesure qu'on emploierait dans le calcul des arcs géodésiques séparés par de plus vastes intervalles. Mais ce n'est pas ainsi que les irrégularités se manifestent. Sur la même section méridienne, les longueurs de deux degrés contigus diffèrent quelquefois beaucoup. Il arrive même, dans certaines localités, que les degrés grandissent quand on marche vers l'équateur, comme si la Terre était allongée aux pôles. L'Italie a présenté récemment, sous ce rapport, dans une étendue très-bornée de terrain , d'énormes anomalies. Cette confusion, en apparence inextricable, est le simple effet d'attractions locales. Anciennement, oii n'aurait voulu croire à ces attractions que près des montagnes ; mais l'expérience a parlé : au milieu d'une vaste plaine, des accidents géologiques dont l'observateur ne peut pas même soupçonner l'existence, dévient quelquefois le fil à
plomb sept à huit fois plus que' le Chimborazo ne le fit A.— m. 2/j
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dans le$ pxp^rienpqç ^e ppqguçr. Ç'pst là qu'il pw\ ph^çher la cause çle§ discordances que présç^ntent les résul- |at;s des rnesures géodésiqqes, et non dans la direction ^\\ peti^ axe des ellipses méridiennes relativefpent à la lign^ (les pôl^s.
Venons à des coT^sidératiqns d'une autre espèce, et qui peuvent également conduire k découvrir si la Terre a été Choquép par i^îe cofpètp.
. t^or§qu'un corps i§olé dans l'espace, quelles que soient d'aillevirs sa forme et sa nature , éprouve sur place un mouvement de rotation, chacun de ses points décrit une circonférence de cercle. Les centres de toutes ces circonférences se trquvent.situés sur une seule et même ligne çlroite, qui perce la surface du corps en deux points qu'on ]|;)0(nn)e, çomm^ tout le ^londe sait , les pôles. Les deux pôlps sont les seules pairtips de la surface qui soient immobiles, peuçlant que tqut le reste tourne. La l|gnp qui joint les pôles s'appelle l'axe de rota-
Mpr.
Si le corps qui tourne pst sphérique et homogène, son ^xe içléal de rotation reste invariable; il passe par le ççfltre et aboqtit constamment aqx n^êmes poiqt3 matériels de |a surface. Si la figure du corps est tout autre, son n^puvpmept de rotation pourra, à chaque instant, i^'ppérer autour 4'un axe différent. Les pôles, en conséquence, chaiigeront perpétuellement de place.
Cette multitude d'axes, autour de chacun desquels un corps n'pffeç^ue qu'une partie de sa révolution, s'appel- Içnt les axes instantané^ de rotation. En résolvant dans tpptg ga généralité l'important problème de mécanique