‹ Astronomie populaire (volume 4)Chapitre 190 sur 347 · CHAPITRE XXXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXI

TRODVE-T-OIf DANS LES PHÉNOMÈNES 6É0DÉSIQUSS OU ASTRONO- MIQUES QUELQUE CIRCONSTANCE QUI PUISSE AMENER A SUPPOSER QUE LA TERRE AIT JAMAIS ÉTÉ flEURTÉE PAR UNE COMÈTB 7

Dans tous les calculs relatifs à la détermination de l'aplatissement de la Terre, qui se fondent sur des mesures géodésiques, on part de la supposition que la courbe méridienne a la forme d'une ellipse ; que son grand axe se trouve dans le plan de l'équateur ; que le petit axe est la ligne même des pôles, la ligne autour de laquelle la Terre opère sa rotation. Si cette supposition était légitime, les divers degrés nïesurés sur chaque méridien, entre le pôle et l'équateur, combinés deux à deux, conduiraient à la même valeur pour l'aplatissement. Le calcul donne, au contraire, des résultats très-dissemblables; donc, il se fondait sur une fausse hypothèse ; donc le diamètre autour duquel la Terre tourne maintenant, ne devait pas être l'axe de rotation à l'époque où, liquide encore, elle reçut sa forme sphéroïdale.

Telles sont les considérations qui ont amené des savants

1. D'après une détermination delà vitesse de la lumière publiée en 1^62 par M. Léon Foucault, la paraUaxe solaire devrait être portée à 8".86, d'où il résulterait que la distance moyenne de la Terre au SoleU devrait être diminuée du trentième environ, ou de 1,260,000 lieues. J.-A. B.

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