‹ Astronomie populaire (volume 4)Chapitre 193 sur 347 · Livre xx, -- la tekke · texte numérisé non relu

Livre xx, -- la tekke

autour d'un de ses axes principaux; mais personne, sans doute, ne me reprochera d'avoir laissé de côté un cas si hautement improbable.

La constance des latitudes terrestres prouve donc que, depuis l'origine, notre globe n'a pas été heurté par une comète. 11 fa ut toutefois bien se rappeler l'hypothèse dont nous sommes partis ; il faut ne pas perdre de vue que , dans tous nos raisonnements, nous avons fait de la Terre un corps entièrement solide.

Si son centre est encore en liquéfaction, comme beaucoup de personnes le croient sur d'assez bons motifs, ainsi que nous l'avons vu précédemment (chap. xvni, p. 247), le problème que nous nous sommes proposé devient beaucoup plus compliqué. En effet, une masse fluide, douée d'un mouvement de rotation , s'aplatit nécessairement dans la direction de la ligne des pôles, et se renfle à réquateur. Un déplacement de l'axe de la Terre serait . donc accompagné d'un changement dans la forme actuelle du liquide intérieur. Pendant que ce liquide se retirerait : en partie des régions occupées par les nouveaux pôles , il : se porterait au contraire avec force vers le nouvel équai teur. Je laisse à deviner quels déchirements, quelles dis- .: locations, de pareils mouvements opéreraient dans la t coque solide de la Terre.

t Ce n'est pas tout : le fluide aurait à peine commencé à ih se grouper autour du nouvel axe instantané de rotation , t avec la figure elliptique d'équilibre, que cet axe ne serait li déjà plus celui de rotation, qu'un troisième axe l'aurait ï remplacé, qu'une seconde déformation du fluide devieniK drait nécessaire, et ainsi de suite. 11 y aurait donc ici à

examiner si les énormes frottements que le fluide éprouverait, durant ces flux et reflux continuels, n'amoindriraient pas de plus en plus l'amplitude de la courbe, qui, sans cela, aurait été parcourue par les extrémités des axes instantanés; si, à la longue, on n'arriverait pas à un mouvement rotatoire qui s'opérerait autour d'un axe principal. En supposant l'intérieur du globe encore liquide, le problème deviendrait donc beaucoup plus compliqué, et l'on ne pourrait pas déduire, avec la même certitude, de la constance des latitudes terrestres, la conséquence que la Terre n'a jamais été heurtée par une comète.

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