‹ Astronomie populaire (volume 4)Chapitre 264 sur 347 · CHAPITRE ÎXXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE ÎXXI

r ÀrT'VL DAHS LÀ LUSE DES POINTS BRILLANT B'ONI LCJil£llS PROPRE, DES TOLGANS ACTUELLEMENT ENFLAMMÉS?

Il y a sar la Lune des es|)aces circonscrits qui surpassent tellement par leur éclat celui de toutes les autres parties du disque, que des astronomes, très- réservés d'ailleurs dans leurs conceptions, ont été jusqu'à supposer que cette différence tenait à une lumière propre, s'ajoutant accidentellement à la lumière du Soleil, renvoyée à la Terre par des parties matérielles du corps lunaire.

Hévélius croyait, par exemple, qu' Aristarque était un volcan actuellement enflammé; d'autres ont admis que l'éclat supérieur de cette portion de notre satellite tenait à sa forme parabolique; avec cette forme, les rayons solaires réfléchis suï* les parois doivent se réunir au foyer et y en partant de ce point, former par une seconde r^exion sur ces mêmes parois un faisceau de rayons parrftllètes, et conservant dèà lors toute son intensité jus-

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qu'aux plus grandes distances. Mais il est clair que ces rayons, ainsi réfléchis, n'arriveraient à la Terre que dans * ie cas très -exceptionnel où Taxe du paraboloïde la rencontrerait. Le nioindre mouvement de libration dans la Lune ferait passer ce faisceau de rayons parallèles audessus ou au dessous de notre globe. Tout bien considéré, une différence dans la nature des matières réfléchissantes est suffisante pour rendre compte des inégalités d'éclat observées dans les diverses parties du globe lunaire.

Pour résoudre la question posée en tête de ce chapitre, on s'est attaché avec raison à l'observation de la partie obscure de la Lune. Mais il *faut remarquer que lorsqu'une portion du globe lunaire ne reçoit pas la lumière du Soleil, elle est éclairée par celle que la Terre lui envoie, et que dès lors les parties qui étaient les plus brillantes sous l'action de la lumière solaire doivent aussi avoir un éclat exceptionnel dans la lueur cendrée. Ainsi, l'observation de quelques points plus lumineux que le reste dans la phase obscure, ne prouve nullement qu'il existe dans la Lune des points doués d'une lumière propre. Il est vrai que les partisans de l'existence d'une lumière propre dans quelques points de notre satellite, et surtout dans Aristarque, s'étaient appuyés plus encore sur les variations rapides de grandeur et d'éclat de cette tache que sur son intensité absolue; mais il faut remarquer que cette portion de la lumière cendrée dans laquelle Aristarque se trouve, ne peut être en général observée qu'assez près de l'horizon, c'est-à-dire à travers ces régions de notre atmosphère qui occasionnent des altérations si brusques et si considérables dans l'aspect des sommets

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