‹ Astronomie populaire (volume 4)Chapitre 286 sur 347 · LIVRE XXI. — LA LUNE. 52t · texte numérisé non relu

LIVRE XXI. — LA LUNE. 52t

Lune se présenterait à nous comme une époque caractérisée par la constance du temps. Je m'empresse de dire que je n'admets pas ce résultat ; mais , au moins , il me sera permis de conclure de la discussion qu'on vient de lire, que dans l'intérieur des terres, qu'en Autriche, la nouvelle Lune ou n'influe pas du tout ou influe tout autrement qu'on fae le supposait.

Je devrais maintenant chercher à rendre compte des grands nombres 80 et 81 qu'on trouve dans la table de Pilgram, en face des titres nouvelle et pleine Lune périgée ; mais le besoin d'abréger me force de me circonscrire dans ce qui concerne directement les phases. Je dirai cependant que les nombres en question sont loin d'être parfaitement certains, soit qu'on n'ait pas réuni assez d'observations pour faire entièrement disparaître les effets des .circonstances accidentelles, soit par toute autre cause inconnue. Voici comment je le prouve.

Dans chaque phase , plus la Lune est loin et moins elle agit; pour la nouvelle Lune, la dlfl'érence d'effet entre le périgée et l'apogée est exprimée par celle des deux nombres de 80 et 64; pour la pleine Lune, dans les mêmes positions, on trouve 81 et 68. Ainsi 68 est la moindre action que la pleine Lune puisse jamais produire, car c'est à la pleine Lune apogée que ce nombre correspond. Eh bien, à la seconde ligne de la table de Pilgram pour la moyenne de toutes les pleines Lunes d'une période de 25 ans , pour une moyenne à la formation de laquelle ^ ont concouru , en nombre à peu près égal , des pleines Lunes périgées et des pleines Lunes apogées, pour une moyenne conséquemment correspondante à une distance

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bien moindre que la distance apogée, au lieu d'un nombre supérieur à 68 , on ne trouve que 63.

Après les recherches de Toaido et de Pilgram , le seul travail qui soit venu à ma connaissance relativement à la question de savoir si les phases lunaires amènent ou non des changements de temps, est celui du docteur Horsley, inséré dans les Transactions philosophiques de 1775 et de 1776. Malheureusement il ne porte que sur deux années d'observations, sur les années 177/i et 1775. Quoi qu'il en soit, en 177&, le système des influences lunaires fut bien loin de se vérifier à Londres. En effet, pendant toute la durée des 12 à 13 lunaisons dont cette année se composait, deux changements de temps coïncidèrent avec les nouvelles Lunes, et il ne s'en manifesta pas un seul les jours des pleines Lunes. En 1775, sur les 12 nouvelles Lunes de l'année, 4 furent accompagnées d'un changement de temps ; les 12 pleines Lunes n'en amenèrent que 3.

Ces derniers nombres eux-mêmes sont assurément bien inférieurs à ceux qu'on aurait dû trouver, d'après la table de Toaido de la page 521 ; mais on ne doit pas le dissimuler, ils surpassent la quote-part qui reviendrait aux douze joui^s de conjonction et aux douze jours d'opposition de la Lune, si on répartissait les changements de temps d'une manière uniforme sur toute la durée de l'année.

Les données manquent pour pousser la discussion expérimentale plus loin. Au point où elle est déjà arrivée, les conclusions suivantes me paraissent suffisamment établies.

Il ne serait pas exact de dire, même en admettant tous

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