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LIVRE XXII. — ÉCLIPSES ET OCCULTATIONS. Î

pondante du point de la Lune le plus voisin de réclîpfique est plus grande ou plus petite que le demi-diamètre du cône d'ombre, et Ton sait ainsi quelles sont les oppositions écliptiques et celles qui ne le sont pas. 11 faut remarquer seulement que les éclipses de Lune étant occasionnées par le passage réel de l'astre dans le cône d'ombre, par l'extinction de sa lumière, et n'étant nullement un effet de projection, la parallaxe plus ou moins grande de notre satellite n'est ici d'aucun effet, que les éclipses de Lune se présentent avec les mêmes circonstances dans toutes les régions de la Terre pour lesquelles l'astre est situé au-dessus de l'horizon, c'est-à-dire environ dans toute l'étendue d'un hémisphère terrestre.

11 ne faut pas perdre de vue cette différence qui existe entre les éclipses de Lune et les éclipses de Soleil; elle . est en effet capitale.

Les tables du Soleil et de la Lune prouvent que, terme moyen , on peut observer sur toute la Terre 70 éclipses en dix-huit ans : 29 de Lune et 41 de Soleil.

Jamais, dans une année, il n'y a plus de 7 éclipses; jamais il n'y en a moins de deux.

Quand le nombre des éclipses est réduit à deux dans une année, elles sont toutes les deux de Soleil.

Sur l'ensemble du globe, le nombre d'éclipsés de Soleil est supérieur au nombre d'éclipsés de Lune, presque dans le rapport de 3 à 2. Dans un lieu donné, au contraire, par la raison que nous venons d'expliquer sur la visibilité constante des éclipses de Lune pour toutes les régions de la Terre pour lesquelles la Lune est levée en ce moment, il y a moins d'éclipsés de Soleil . que de

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Lune. Faute d'avoir fait cette distinction, des compilateurs sont tombés dans la plus étrange bévue. Ils ont créé plus d* éclipses de Lune que de Soleil en appliquant, sans réflexion, au globe entier une chose vraie seulement pour chaque point en particulier.

Sur l'ensemble de la Terre, on détermine à peu près le nombre moyen d'éclipsés de Soleil en augmentant de moitié lé nombre des éclipses de Lune.

Pour prouver qu'il y a sur toute T étendue du globe plus d'éclipsés de Soleil que de Lotie, il suffit de re-

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que des éclipses de Lune.

marquer que le cône d'ombre dans lequel notre satellite doit pénétrer en totalité ou partiellement pour qu'il y ait éclipse, est plus étroit que la zone dans laquelle le même astre se meut quand il produit une éclipse de Soleil ; en effet , il est facile de voir que la pénétration de là Lune, si petite qu'elle soit dans l'espace que nous venons de désigner, est nécessairement accompagnée quelque patrt sur la Terre d'une éclipse de Soleil. Supposons, en revenant à une figure analogue à celle à Tàide dé laquelle nous avons déterminé les dimensions

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