LIVRE XXII. T- ÉGUPÇBg pT OÇfiULTATIONS
}}Me pvéémmnf^ que Fop doit ^pQr4^r à mf %U p^^tjf 3ur un fait oégafif.
Une o^seryatioQ plus ppsitive, quaqf à la pplari^tipf^ de la )tii||fère de la cpM!^onne, e4 ^elle qup nou$ fîmes, 1^- M^ijvajs et ipoi, à Perpigi^an ep ^842. Voici en quelô tef m,es elle e$t papportée 44ns la relatipp qye j'ai donnée de .cette éclips^ ^ :
c Absorbé dans la cont^mpI^^tipa ()fi piagnifique sp^c-» tacle qui venait de se déroulier devar)t nous, et dpnt la durée devait être, au maxiiDUin, de depx miniites et u^ quart, je ne pensais plus à la polarisation de la lumière* Enfin, ce phénomène me revint à la méipqire. Quelques secondes seulement pous séparaient ^Jprs ^e la fin de l'éclipsé totale ; il n'y ay^it pa» /i.e temps ^ perdrp. Je saisis sur-le-champ ^^ polariscope à lunules placé à côté (Je moi ; je remis à M. . yictpr ^fa^vais un pol^ri^cppe à bandes colorées, et je me mis à explorçf, avec mpi? instr.um^nt, les environs de l'auréole lumineuse, l'aifréole el|e-même, et jusqu'à la régipq atmosphpriqup qui se projetait sur Je disque de la Lune. Partout je yis les deux lunules teintes de ces couleurs complémentaires qqi indiquept, d'une pianiè^e infaillible, la présence dp raypn^ ppl^risés dans tout faisceau spumis à l'analyse délicate de l'instrument. Je ij'eus pas le te^ips de pousser les ob§;ervations plus loin. 11 me fut impo&siJDle d'évaluer ^qumériquement l'intensité de la polarisation dans la lumière provenant de la couronne, et cette nipme intensité dans la lumière correspondant aux deux régions, cqmparatiye-
i. Voir t. VII des OJEuvreSy U IV des Ifotiçes scient IJlguçs^ p. 233
ment obscures, entre lesquelles la couronne brillait En Tabsence de ces déterminations numériques, je n'ai aucun moyen de décider, d'après mes observations, si la lumière de la couronne était polarisée par elle-même. Quant à la polarisation apparente, elle pouvait être la conséquence du mélange de la lumière atmosphérique, provenant de réflexions multiples, avec la lumière directe de la couronne. Si le rôle que jouent ces réflexions multiples dans la distribution et la polarisation de la lumière atmosphérique ne résultait pas déjà, d'une manière évidente, de mes anciennes recherches, on pourrait apprécier toute son importance par les observations dont il vient d'être question. Durant l'éclipsé totale, nous avons vu, en effet, les réflexions multiples ou secondaires porter de la lumière polarisée jusque dans la direction des lignes visuelles qui, sans l'interposition de la Lune, auraient abouti au Soleil. »
Voici maintenant les observations de M. Mauvais : « Pendant l'éclipsé totale, j'ai dirigé sur la Lune et sur la couronne le polariscope dit de Savart, et j'ai vu les bandes irisées. Le maximum d'intensité coiTespondait à la position horizontale de ces bandes; elles étaient très-vives sur la couronne et au delà; elles paraissaient moins prononcées sur la Lune même. Cependant on les voyait distinctement. »
Supposons qu'aucune illusion d'optique n'ait pu se nîêler à ces appréciations de mon confrère; supposons que les bandes aient été réellement plus vives dans la direction de la couronne que dans celle de la Lune, la lumière de cette couronne aura dû être polarisée par elle-même.