‹ Astronomie populaire (volume 5)Chapitre 144 sur 305 · LIVRE XX. — LA TERRE · texte numérisé non relu

LIVRE XX. — LA TERRE

la lunette d'épreuve aurait elle-même besoin d'être rectifiée. On voit ensuite si le fil horizontal de la lunette principale L couvre aussi le même point. S'il y a quelque différence, on la fait disparaître en tournant la vis du réticule. On fait la même opération pour l'autre lunette 1/ , et la vérification est alors complète. Pour lever tout scrupule, on peut répéter l'opération sur divers points du limbe, par exemple de 45 en 45 degrés, de manière à savoir si le parallélisme est constant.

Pour observer les distances des étoiles au zénith , il faut placer l'un des rayons du pied dans la direction à peu près connue du plan méridien du lieu , raison pour laquelle on appelle la vis B (fig. 250 et 251, p. 261, 262), vis méridienne. Par ce moyen, quand on est obligé d'avoir recours à la vis du pied pour achever de placer l'étoile sous le fil, le mouvement que l'on donne au cercle se fait dans son plan même sans altérer sa verticalité. Les deux autres vis dites latérales sont alors en outre dans la position la plus convenable pour établir cette verticalité.

La vis méridienne peut être placée ou bien entre la colonne de l'instrument et l'observateur, ou bien de l'autre coté de la colonne par rapport à l'observateur. Dans le premier cas, elle est sous la moin de l'astronome, mais pour quelques hauteurs d'astres, il est commode de choisir l'autre position.

Quand on observe un objet terrestre ou un astre hors du méridien, il faut placer la vis méridienne dans le plan vertical de l'objet.

Dans les observations d'azimut on place les vis laté-

raies dans le plan vertical de Pobjet terrestre, et on met l'axe de rotation ou le petit axe horizontal du cercle dans ce même plan. Comme l'objet terrestre est sensiblement dans l'horizon, le mouvement que Ton donne au plan du cercle pour suivre l'autre dans son mouvement vertical n'empêche pas l'une des lunettes d'être toujours sur l'objet terrestre , ce qui rend l'observation plus facile t plus rapide et plus sûre.

Pour mesurer les distances angulaires de deux objets terrestres , on place les vis latérales ou parallèlement à la ligne droite qui joint les deux signaux, ou bien la vis méridienne dans le plan vertical qui partage en parties égales l'angle à observer.

Des tables construites par Delambre permettent d'arriver à plus d'exactitude dans le placement du pied du cercle, lorsqu'on a fait déjà une observation préparatoire approximative. J'emprunterai à cet astronome la méthode qu'il indique de suivre pour rendre le plan du cercle répétiteur bien vertical.

t Quand on a placé, dit-il, l'un des rayons du pied dans le plan du méridien, ou dans le plan de l'objet dont on veut mesurer la distance au zénith , il faut donner au plan du limbe une situation bien verticale; dans cette vue on dirige la lunette supérieure au zénith ; à côté de l'objectif on attache à la partie supérieure du limbe la pince qui porte le fil à plomb , et à la partie inférieure l'autre pince sur laquelle le fil doit battre : alors on dirige le limbe dans un plan parallèle au vertical qui passe par la colonne et la vis méridienne.

« Si le fil à plomb couvre exactement le trait marqué

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