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LIVRE XVI.— MOUVEMENTS DES PLANÈTES

Dans la première (fig. 172), T représente la Terre

Equinoxe d'automn».

Mfilee d'hirrr.

Périgée

Apog6e.

Soittic:* d'été»

Kqninoz* de piiniempt

Fig. ni, — Ellipse apparente décrite par le Soleil autour de la Terre

placée an foyer.

immobile au foyer de la courbe que le Soleil semble parcourir; dans la seconde (fig. 173) S représente le Soleil en repos dans l'intérieur de la courbe que la Terre décrit en une année. Suivons plus loin la comparaison des deux hypothèses.

Nous avons reconnu, à l'aide des mesures micrométriques, que le diamètre du Soleil est variable, et que par conséquent il doit en être de môme de sa distance à fa Terre. Or, cette distance ne sera pas moins variable si on suppose le Soleil immobile au foyer de l'orbite annuelle, que lorsqu'on plaçait la Terre à ce foyer. Il y a plus : si les dimensions de l'ellipse sont les mêmes dans les deux cas, les variations des distances auront exactement les mêmes valeurs numériques. Seuicmeiif, dans le

la

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premier cas, les diamètres du disque solaire au périgée et à l'apogée correspondaient aux passages du Soleil par les deux extrémités du grand axe de Tellipse ; dans la seconde supposition, on observera ces deux diamètres du disque solaire au périhélie et à Taphélie, quand la Terre passera par les deux mêmes sommets de la courbe.

Solstice

d'hiver.

PfSrih^lie S790

ApMUfc.

Soiftire

Fig. !73.

Ellipse décrite par la Terre dans son monrement de translation autour dn Soleil.

Le mouvement propre du Soleil était inégal et assujetti à cette loi remarquable que les surfaces décrites en temps égaux autour du foyer de l'ellipse occupée par la Terre, étaient égales entre elles (deuxième loi de Kepler). Supposons que la Terre parcoure l'ellipse d'un mouvement inégal, mais de manière que les déplacements de son rayon vecteur soient assujettis à la loi des aires que nous, venons de citer ; il est clair que les mouvements apparents du Soleil seront les mêmes dans les deux hypothèses.

Dans nos premières études sur le mouvement propre apparent du Soleil , nous avons été amené à noter deux positions très^remarquables de cet astre. Je veux parler de celles dans lesquelles le Soleil paraît passer (liv. vu, ch. IV, 1. 1, p. 260) tous les ans dans le plan de l'équateur. Ces points, on se le rappelle, portent le nom d' équinoœes ; ils jouent, comme nous le verrons, un rôle très -essentiel dans l'explication des phénomènes des saisons.

Nous devons nous demander s'il y aura des équinoxes, et quand ces équinoxes arriveront, dans la supposition du mouvement de translation de la Terre autour du Soleil. Or, supposons que la Terre se meuve parallèlement à elle-même, en sorte que le plan de son équateur coupe toujours le plan de l'écliptique suivant des lignes parallèles entre elles ; pendant six mois ces intersections parallèles se trouveront situées d'un certain côté du Soleil, pendant six autres mois elles occuperont le côté opposé. Or, dans le passage des premières positions aux secondes et dans le passage des secondes aux premières, l'intersection de l'équateur et de l'écliptique passera nécessairement par le Soleil. Il y aura donc en douze mois ou un an, deux époques où le Soleil se trouvera situé dans le plan de l'équateur terrestre : c'est là ce que nous avons appelé les équinoxes.

On montrerait tout aussi simplement qu'à égale dislance des deux équinoxes il doit y avoir deux solstices, c'est-à-dire deux points où les distances angulaires du Soleil à l'équateur terrestre sont égales à l'inclinaison de ce plan sur le plan de l'écliptique, c'est-à-dire à l'époque actuelle de 23" 27' 30''.

«8 ASTHONOMIE POPULAIRE.

L'étude du mouvement apparent annuel du Soleil nous a fait découvrir la précession des équinoxes, c'est-à-dire un mouvement rétrograde de 50" par an des points par lesquels passe le Soleil quand il vient du midi au nord de réquateur, ou quand il passe du nord au midi ; en d'autres termes, un déplacement de 50'' par an dans la ligne suivant laquelle l'équateur coupe le plan de l'écliptique.

On a reconnu que la précession n'altère pas les latitudes des étoiles, c'est-à-dire leurs distances perpendiculaires à l'écliptique ; ainsi on ne peut pas expliquer le changement de la ligne suivant laquelle le plan dé l'édiptique coupe le plan de l'équateur par un déplacement du premier de ces plans ; car, répétons-le, un pareil déplacement changerait quelque peu les latitudes des étoiles. Mais si la Terre est immobile dans l'espace, son équat^ur sera fixe et sa ligne d'intersection avec le plan de l'écliptique, immobile lui-même, aura une position invariable; on est alors amené forcément à la conséquence que les étoiles, indépendamment de leur mouvement apparent quotidien, éprouvent un déplacement de 50^' par an, en vertu duquel elles doivent correspondre à des points de récliptique de plus en plus orientaux. Mais qui'ne voit combien une telle conséquence est improbable? En effet, elle ne tend à rien nioins qu'à supposer que toutes les étoiles, malgré les immenses distances qui les séparent de la Terre, malgré les distances plus prodigieuses encore qui les séparent les unes des autres, malgré leur isolement, malgré leur indépendance, s'entendent, pour ainsi dire, pDur se mouvoir parallèlement au plan de l'écliptique de r»0'' par an, avec le mince résultat de s'éloigner simuita-

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