LIVRE XVI. — MOUVEMENTS DtS PLANÈTES
néinent de l'équinoxe de cette petite quantité. Si nous supposons, au contraire, }a Terre mobile, rien ne nous empêchera d'attribuer un petit déplacement annuel à son équateur.
Pour expliquer les équinoxes, nous avons d'abord admis que l'intersection de l'équateur terrestre avec l'écliptique restait toute l'année parallèle à elle-même ; si nous voulons expliquer dans le même système la précessîon des équinoxes, nous supposerons que le parallélisme de l'intersection n'est pas parfait, et que sa direction forme après douze mois, avec celle qu'elle avait l'année précédente, un angle de 50'^ la nouvelle intersection étant toujours plus orientale que la précédente. Dans cette explication si simple, on n'a pas besoin de faire mouvoir d'un mouvement commun les milliards d'étoiles dont le firmament est parsemé; tout est représenté, pour me servir d'une expression qui sera bien comprise des mathématiciens, par un déplacement d'un des plans coordonnés, par un déplacement de l'équateur auquel les étoiles sont rapportées.
Si la Terre se meut autour du Soleil , le temps de sa révolution sera égal à la durée de la révolution sidérale de cet astre, c'est-à-dire en jours sidéraux de 366J.256/i.
Nous avons vu que Kepler avait trouvé une loi suivant laquelle les temps des révolutions des planètes proprement dites sont liées à leurs distances au Soleil. Cette troisième loi de Kepler, on se le rappelle, peut être énoncée ainsi : le carré du temps de la révolution d'une planète est au carré du temps de la révolution d'une seconde planète, comme le cube de la distance moyenne de la première planète au Soleil , est au cube de la dis-
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tance moyenne de la seconde planète au même astre. Eh bien , la Terre et sa distance au Soleil viennent prendre rang dans ces proportions et en vérifier l'exactitude ; ainsi le carré du temps de la révolution de la Terre, c'est-à-dire le carré de sa révolution sidérale, si la Terre est une planète, est au carré du temps de la révolution de Mars, comme le cube de la distance moyenne de la Terre au Soleil est au cube de la distance moyenne de Mars au Soleil. La proportion se vérifie également, quelle que soit la planète supérieure ou ipférieure que Ton compare à la Terre.