LIVRE XVI.- MOUVEMENTS DES PLANËTES
aurait cherché à expliquer les phénomènes du ciel étoile par le mouvement de translation de la Terre autour du Soleil combiné avec le mouvement de rotation de cette mênie Terre autour de son axe. L'explication était, suivant l'historien, tellement neuve, tellement contraire aux idées reçues généralement, que différents philosophes proposèrent de diriger contre Cléanthe une accusation d'impiété, ainsi qu'on l'avait fait contre Aristarque.
Le système planétaire des anciens, tel que nous l'fi transmis Ptolémée, présente donc la Terre comme le centre des mouvements des planètes. Autour de la Terre [T S) se meuvent (fig. 480], à peu près dans le même
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plan , les sept astres appelés planètes par les anciens, savoir: la Lune (L^), Mercure (Meç), Vénus (V$), le Soleil (So?), Mars (Madf), Jupiter (J;^), Saturne (Sa 1)). Les rayons des déférents qui passent par les centres des épicycles de Mercure et de Vénus, sont toujours dirigés vers le Soleil. Les rayons menés de Mars, Jupiter et Saturne aux centres de leurs épicycles respectifs, doivent toujours rester parallèles à la ligne droite TSo, qui joint la Terre au Soleil. Les déférents des sept astres errants autour de la Terre sont du reste excentriques par rapport à notre globe. Tel est le système de Ptolémée, dont chacune des hypothèses est pour ainsi dire une erreur.
On voit que^ tout en regardant la Terre comme le centre des mouvements des planètes, que tout en supposant notre globe immobile, les anciens avaient reconnu une certaine dépendance entre les mouvements des planètes et le mouvement apparent du Soleil. Mais ils ne pouvaient arriver à saisir les inextricables complications que leur offrait le système du monde. Copernic, au xvr siècle, chercha à résoudre toutes les difficultés duproblème en revenant aux idées autrefois soutenues par^ le philosophe pythagoricien Philolaûs. Ce dernier avaib défendu l'opinion que la Terre était une planète circulanb autour du Soleil. Copernic commence par examiner dan^ son grand ouvrage de Rcvoluiionibus si cette opinion peut> se concilier avec les faits observés. Il trouva alors qu(5 l'hypothèse du transport de la Terre le long d'une orbites placée autour du Soleil donne une base propre à déterminer exactement les rapports des distances des diverses