‹ Astronomie populaireChapitre 169 sur 260 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

SUR LES MOYENS DE RECONNAÎTRE SI UNE GOUÈTE DONT LES ÉLÉMENTS NE SONT PAS CONSIGNÉS DANS LE CATALOGUE DES COMÈTES PEUT ÊTRE CLASSÉE PARMI LES COMÈTES PÉRIODIQUES

Lorsqu'on possède les éléments paraboliques d'une comète nouvelle et qu'on ne les trouve semblables à aucun de ceux consignés dans le Catalogue des comètes calculées^ on ne peut conclure qu'une chose, c'est qu'elle n'avait pas été observée dans le passé. Nous disons observée et non pas vue ; le lecteur doit comprendre mainte-

nant toute la différence qui existe entre ces deux exprès* sions. Y a-t-il un moyen de reconnaître si la comète nouvelle a cependant des retours plus ou moips fréquents, si elle ne s'éloigne de la Terre et du Soleil que pour s'en rapprocher plus tard. Chaque fois que la comète peut être observée pendant un temps assez long , la question que je viens de poser ^eut être résolue. En effet, les éléments de la parabole que la comète semble parcourir d'après les premières observations étant obtenus, on peut tracer la courbe qu'elle devra suivre plus tard, et vérifier par l'observation directe si la marche réelle satisfait à la marche théorique. Quand on trouve que les positions nouvelles de l'astre ne coïncident pas, dans les limites des erreurs des observations, avec les positions calculées, on cherche les éléments de la parabole qui peuvent représenter exactement les nouvelles observations, et il arrive souvent que les premières observations ne sont plus comprises dans la courbe nouvellement calculée. L'impossibilité de satisfaire à la fois par un mouvement parabolique à toutes les position&observées, conduit à admettre qu'une ellipse conviendrait mieux pour représenter le mouvement de la comète. On cherche alors l'orbite elliptique de l'astre chevelu, absolument comme on fait pour tracer la route d'une planète. On obtient en conséquence la longueur du demi-grand axe de l'ellipse, qui satisfait à toutes les observations. En vertu de la troisième loi de Kepler sur le rapport qui existe entre les cubes des axes des orbites elliptiques et les carrés des temps des révolutions (liv. xvi, chap. VI, p. 223), on calcule facilement la durée de la révolution de la comète, et on est en mesure d'indiquer

à quelle époque ta comète doit revenir paaiser à ocm périhélie. On peut alors ranger la comète parmi les comètes qui sont périodiques; il faut attendre cependant, pour prononcer définitivement, que l'observation ait vérifié la prédiction fondée sur le calcul.

Après avoir expliqué comment les diverses circoftstances du mouvement propre d'une comète sont Tunique moyen de la reconnaître quand elle reparait, je vais faire l'application de ces principes aux comètes dont la réapparition est aujourd'hui bien constatée; qn ne connaît encore que quatre comètes qui satisfassent à cette condition : ce sont celles de Halley, Encke, Gambart et Faye^.

Page 1