‹ Astronomie populaireChapitre 168 sur 260 · XV · texte numérisé non relu

XV

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XIX* (de 1801 à 1850) 92

Id. (de 1851 âu 1'' janvier 1865) . 52

Le total est de 671 apparitions constatées.

Si Ton fait attention que les anciens ne pouvaient pas avoir connaissance des comètes télescopîques, on lie sera peut-être pas éloigné de trouver exagérée Topinion de Kepler que les coniètes sont dans le ciel en aussi grand nombre que les poissons dans TOcéan.

C'est la table des comètes déjà calculées qu'on doit consulter lorsqu'on a pu calculer, d'aprèfe trois observations, les éléments paraboliques d'une comète nouvelle ; nous donnons cette table plus loin (ch. x, p. 301).

Supposons d'abord que tous les systèmes d'éléments de la table diffèrent de ceux de l'astre nouveau. Eh bien, il faudra s'abstenir d'en rien conclure, puisqu'il résulte de l'observation et de la théorie, ainsi que nous le démontrerons quand nous nous occuperons des perturbations que cause l'attraction réciproque des corps célestes sur les routes des comètes à travers l'espace^ qu'une comète , en passant près d'une planète, peut être si notablement dérangée dans sa marche, que la courbe décrite après Ce rapprochement ne saurait en aucune manière être considérée comme la continuation de la courbe qui était parcourue auparavant.

Supposons, au contraire, que les nouveaux éléments paraboliques diffèrent très-peu d'un autre système d'ééments contenus dans la table et se rapportant à quelque îomète aperçue à une époque plus ou moins reculée. Hors on peut, avec une grande probabilité, considérer e nouvel astre comme étant l'ancien qui reparaît en revenant à son périhélie. J'ai dit seulement, avec une grande probabilité, car, mathématiquement parlant, il

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n*est pas impossible que deux comètes parcourent dans l'espace deux courbes égales et semblablement placées. Mais quand on songe que la similitude doit porter simultanément sur rinclinaison du plan de Torbite, qui peut varier depuis 0 jusqu'à 90°; sur la longitude du nœud, c'est-à-dire sur un nombre susceptible d'acquérir toutes les valeurs comprises entre 0* et 360° ; sur la longitude du périhélie qui, de même, peut correspondre à 360 degrés différents; sur le sens du mouvement; enfin, sur la distance périhélie, laquelle, pour les comètes actuellement connues, se trouve comprise entre 0.005 et 4.04â (n" 45 et 63 du catalogue des comètes), la distance ,moyenne de la Terre au Soleil étant 1 ; lorsque, dis- je, on a tous ces nombres sous les yeux , on ne doit guère hésiter à croire que deux comètes qui , à deux époques différentes, se sont montrées avec tous ces éléments à peu près pareils, ne forment qu'un seul et même astre. Jusqu'ici, au surplus, cette hardiesse a été justifiée par le succès.

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