‹ Astronomie populaireChapitre 224 sur 260 · LIVRE XVIII. — MERCURE · texte numérisé non relu

LIVRE XVIII. — MERCURE

inêntanées d'éclat de cette planète, d'où Ton a déduit avec quelque certitude l'existence d'une atmosphère ^ appartiennent à Schrœter et Harding, et sont de l'année

On a cru voir une démonstration nouvelle de l'existence d'une atmosphère dans ce fait, au demeurant très-difEcile à constater, que le cercle terminateur de la partie éclairée de la planète pendant ses phases serait plus faible que le reste du disque.

Enfin, en calculant pour lé 29 septembre 1832 l'étendue de la pbaae^ MM. Béer et Msedler ont trouvé qu'elle était supérieure à la phase visible. De là, en attribuant à. un défaut de diaphanéité une plus grande influence qu'à la réfraction, on est arrivé, par une voie totalement différente des déductions que nous avons précédemment examinées, à la conséquence que Mercure est pourvu d'une atmosphère.

La question de savoir si Mercure est doué d'un mou-f vement de rotation a justement appelé l'attention des astronomes.

Si la planète était sans aspérités sensibles, son croissant serait toujours terminé par deux cornes également aiguës, résultant de l'intersection de la bordure circulaire et de la courbe elliptique qui la dessinent dans l'espace ( fig. 220) ;

Fi g. S?0. — Croissant à cornes également aignés.

mais on remarque, en quelques circonstances, que l'une

des cornes, la méridionale, s'émousse sensiblement, qu'elle présente une véritable troncature (fig.. 221). Pour rendre

Fig. 221. — Troncature de U eone méridionile de Mercure.

conopte de ce fait, on a admis que, près de cette corne méridionale, il existe une montagne très-élevée qui arrête la lumière du Soleil et l'empêche d'aller jusqu'au point que la corne aiguë aurait occupé sans cela.

La réapparition régulière de ce phénomène de troncature pourra donc être regardée comme l'indice du retour de la montagne au bord du disque apparent.

La comparaison des moments où la troncature se manifeste, a conduit à la conséquence que Mercure tourne sur lui-même en 24^ 5"^ de temps moyen.

L'étendue de cette troncature peut servir à calculer la hauteur de la montagne qui la produit. Cette hauteur a été trouvée égale à environ 5 lieues de 4 kilomètres; elle est la 125* partie à peu près du rayon de la planète, c'est-à-dire extrêmement grande si on la compare aux hauteurs des montagnes qui existent à la surface de la Terre.

Les observations des cornes à l'aide desquelles on a déterminé le mouvement de rotation de Mercure sur luimême, et évalué la hauteur de la montagne produisant la troncature de la corne méridionale, remontent à 1800 et 1801, et sont dues à Schrœter de Lilienthal.

D'autres observations, quoique peu propres à déterminer le temps de la rotation de la planète, les observations

Page 1