‹ Astronomie populaireChapitre 223 sur 260 · LIVRE XVIII. — MERCURE · texte numérisé non relu

LIVRE XVIII. — MERCURE

teur décrivant la tache que formait Mercure sur l'image amplifiée du Soleil à la surface d'un écran , rapporte que cette tache était toute ronde et non pas ovale ?

Messier, Méchain et Schrœter disent avoir aperçu , autour du disque noir de Mercure, passant sur le Soleil, un anneau très-mince et faiblement lumineux, ce qu'ils ont attribué à l'affaiblissement que la lumière solaire éprouvait en traversant une épaisse atmosphère dont la planète serait entourée; mais je dois ajouter que ces observations ont été contredites.

Herschel notamment prétend avoir constaté que le contour de Mercure reste parfaitement terminé pendant toute la durée du passage. Or, on sait que la lumière s'affaiblit et se colore inévitablement en traversant une atmosphère. Si donc l'attention la plus soutenue ne fait apercevoir autour de la tache aucun anneau qui soit différent, par l'intensité ou par la teinte, du disque solaire, il est difficile d'admettre l'existence d'une atmosphère autour de la planète. Il est bon de remarquer, au surplus, que ces considérations n'ont rien d'absolu et qu'on peut échapper aux conséquences qui semblent découler des observations que fit Herschel pendant le passage de 1802, en atténuant suffisamment par la pensée la densité, la réfrangibilité ou la hauteur de l'atmosphère de la planète.

Si Mercure était entouré d'une atmosphère, les rayons lumineux éprouveraient une déviation en la traversant; cette déviation semblerait devoir se manifester par une déformation du limbe du Soleil , au moment où le prolongement de la ligne menée réellement de l'œil de l'observateur au bord de la petite planète, serait à peu près

tangent au contour du grand astre, aucune défcmoation de ce genr« ne se fit remarquer à Tinstant précis où le bord de Mercure allait cesser de sa projeter sur le Soleil» dans la matinée du 9 novembre 1802. lies rides du Scdeil (corrugations) auraient été aussi un moyen très-^déUcat pour juger de T existence et même de la valeur des défo^ mations engendrées par ratmo£q;)hère de lAercure. Ls^ rides conduisirent à un résultat négatif, comme le contour du disque.

Pendant toute la durée du passage, Mercure parut considérablement plus noir et d'un noir plus uniforme que les noyaux de deux grandes taches solaires auxquels il fut possible de le comparer.

Mais nou$ le répétons, les observations contradictoires de divers astronomes sur Tapparence du disque de Mercure passant sur le Soleil , ne sont point suffisantes pour nier ou pour affirmer Texistence d'une atmosphère dans cette planète. L'état particulier des couches atmosphériques correspondantes au bord de la planète peut servir à expliquer le désaccord apparent d'observateurs égsdement exercés.

Une preuve plus évidente de l'existence d'WQ atoCH sphère autour de Mercure, résulte de la formation eubite de bandes obscures qu'on remarque sur son disque lumineux.

Ces bandes occupent souvent des e^acei^ considérables et occasionnent sur la surface de la planète des variations trèsrsensibles d'éclat.

Les observations concernant la formation de bandes obscures sur la surface de Mercure et tes variations mo^

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