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DES TACHES SOLAIRES

Hariot, au commencement du xvii* siècle, d'après ce que le docteur Robertson a rapporté de ses manuscrits, ne connaissait aucune méthode propre à affaiblir artificiellement l'image télescopique du Soleil. On lit, en effet, sur toutes les pages où les taches sont dessinées : « Brouillard;... brouillard épais;... images d'une épaisseur nouvelle;... le Soleil était un peu trop brillant. »

Fabricius n'avait d'abord trouvé qu'un seul moyen d'observer le Soleil avec une lunette : c'était d'attendre qu'il fût très-près de l'horizon. « J'avertis, disaitnil, ceux qui voudraient faire de pareilles observations de commencer à recevoir la lumière d'une petite portion du Soleil, afin que l'œil s'y accoutume peu à peu et puisse supporter la lumière du disque tout entier. »

1. D*aprës les observations de M. €arrington, la distribution des taches éprouve un changement marqué à Tépoque des minima; d*après celles de M. Dawes, les taches ont une tendance visible à former des groupes allongés dans le sens des parallèles qu'ils diécrivent. J.-A. B.

«sa ASTRONOMIE POPULAIRE.

Plus tard, Fabricius et son père imaginèrent t de re« cevoir les rayons du Soleil par un petit trou, dans une chambre obscure, sur un papier blanc, et ils y virent très*bien une certaine tache en forme de nuage allongé. »

Galilée aussi n'observait directement les taches solaires que près de Fhorizon. « La tache du 5 avril 1612, dit-il, se voyait nel tramontar del Sole, au coucher du Soleil ;... le 26 du même mois, nel tramontar del Sole^ commença à se montrer, etc. »

A ces observations directes très-assujettissantes, trèspénibles, Galilée substitua des observations dont. la précision ne serait pas aujourd'hui suffisante, mais qui ne faisaient courir aucun danger à la vue. Ces dernières observations il les faisait, soit suivant le procédé imaginé par un de ses disciples, Gastelli, en projetant sur un papier les rayons solaires sortant de l'oculaire de la lunette, soit par une autre méthode dans laquelle, à cause de sa simplicité, Galilée voyait la corlesia délia natura; je veuH dire à l'aide de la chambre obscure sans obje<itif, de la chambre obscure dans laquelle la lumière ne pénètre que par un très*petit trou. A cet égard, comme on doit le remarquer, l'illustre astronome avait été précédé par Fabricius.

Avant l'invention des lunettes, avant la découverte des taches, les astronomes avaient déjà imaginé divers moyens d'observer le Soleil sans être complètement aveuglés. Les uns visaient à l'image de l'astre renvoyée par l'eau ou par tout autre miroir peu réfléchissant ; les autres regardaient à travers un trou d'épingle percé dans une carte. Apian nous apprend dans Y Aslronomicutfi

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