déclin, de l'aimant du nord a l'ouest
On voit comment Pazimuth du signal une fois connu , une observation , avec la boussole, fait connaître la déclin, de l'aiguille aimantée , comice on Pa annoncé n° 237.
Remarquée que , pour la précision des observations , il convient que l'astre soit peu élevé sur l'horizon , parce que si Parc s* de distance apparente était trop prés du vertical , que, par exemple , l'angle que sa direction fait, avec l'horizon fût de plus de 45°, la mesure qu'on en prendrait perdrait un peu de son exactitude.
II ne faut pas non plus que l'arc î a soit trop petit, parce que l'équ. dont nous nous servons donnant cet arc par un cosinus , le calcul n'aurait de précision qu'autant qu'on se sertirait de tables à plus de 7 décira aies. Il est donc bon que a approche de go°. Mais s'il n'en est pas ainsi, on se servira delà première équ. (39), p. 6, qui donne £ a par un sinus : cette équ. précisément ne conviendrait pas , si cet arc était voisin de go°. Il est utile aussi de ne pas se contenter d'une seule mesure de J, mais de prendre la moyenne entre plusieurs, pour atténuer les erreurs d'observation.
240. Les azimuths se prennent très facilement ayec un théodolite , instrument sur lequel on peut lire les angles observés tout réduits à l'horizon , parce qu'on les mesure sur un cercle dont le limbe est exactement horizontal. On dirige donc deux rayons visuels, l'un au signal , l'autre à l'astre, et on lit sur le limbe azimuthal l'angle formé par les plans verticaux de ces rayons, ou l'arc a de distance angulaire entre les deux objets, réduite à l'horizon. Plusieurs de ces distances sont mesurées consécutivement , et l'on note les heures correspondantes; la moyenne a entre ces distances répond sensiblement à la
RBLÈVEMENS. 3&)
moygnne d«* heures , quand la durée totale écoulée ne dépasse pas 10 à if» minutes. On se trouve ainsi dispensé de reeouric au calcul de a par l'équ. précédente , ce qui donne au théodolite un grand avantage sur tgus les instrumeos propres à mesurer les augles.
Il n'est ajors nécessaire de calculer que l'azirauth A de l'attife, à l'heure qu'on a indiquée (a0 a$5)f pour en conclure celui du signal; mais on peut éviter le catovt de A , en choisissant l'instant où l'astre passe au méridien , parce qu'alors A = 1800. Comme , dans ce cas, le mouvement en asiinuth est proportionnel au temps f ou peut réitérer un grand notobrè de fois les observations successives de la distance angulaire a du signal à l'astre.
Après avoir calculé l'heure que doit marquer la pendule a l'instant ou l'astre traverse le méridien (p. i55 ) , pendant «n quart d'heure environ, tant avant qu'après- ce passage , on mesure des distances de l'astre au signal; la mojenne des distances répondra à la moyenne des heures, et ces deux moyennes se~ ront connues. Cette dernière diffère peu de celle même du passage ; il faudra la corriger , par interpolation > d'après le rapport des vitesses dans le sens de l'horizon , précisément comme on Pa fait si souvent (o°* 141, i65,...)> On aura donc ainsi a, et même x , puisque A est nul , quancT on compte l'azimuth à partir du midi s'il s'agit du passage au méridien inférieur , et A ss 1800 pour le supérieur.
%^\. Dans les grandes opérations géodésiques très soignées, après avoir couvert la contrée d'un réseau de triangles dont oh mesure tous les angles , et dont on calcule ensuite tous les côtés , ainsi qu'on l'a exposé n° 89 , il est nécessaire , pour orienter le système, de connaître, avec un soin extrême, l'azimuth de l'un de ces côtés. On. peut même calculer ensuite les aximuths de tous les autres côtés par L'équ. (2) du n° 8g , et vérifier ensuite astronomiquement quelques-uns de ces azimuths calculés, pour s'assurer de l'exactitude de toute l'opération.
Pour obtenir l'azimuth d'une ligne , ou l'angle que son plan vertical fait avec le méridien, outre les procédés déjà indiqués*
3ÔO RELÊVEMENS.
on peut se servir de l'étoile polaire à Pinstant de n&plus grande digression. Cette espèce d'observation étant très facile , et conduisant à des résultats fort précis , est même le procédé le plus usité en pareil cas. Voici en quoi il consiste.
La polaire n ( fig. 32 ) décrit en 24 heures sid. un petit cercle nirfn, autour du pôle/? : dans sa marche très lente, il arrive chaque jour un instant ou cette étoile atteint son maximum (Télongation, ou sa plus grande distance an méridien, tant vers l'est en 1 , que vers l'ouest en 2. Cettnstant est facile à connaître ; en effet, Z étant- le zénith, la distance angulaire pZi = À devient la plus grande, lorsque l'angle £ du triangle sphérique/?** est de go°: ce triangle est donc alors rectangle. En le résolvant, on trouve l'angle horaire p, la dist. zénith, z, et l'azimuth À de la polaire :onazp= 900— / = colatitadec; piz=z^o° — D=dist. polaire d, Zisdist. zénith. z\ angle pZ* =A, angle Z/«= angle horaire p de l'étoile. Donc les formules {q7 m y et n, p. 5) des triangles sphériqnes rectangles deviennent
00s p =3 tang d cot c = cot D tang /,
cos c ou sin / = ces z cos rf== cos z ain D,
cos / sin A = sin d = cos D.
La première de ces équ. fait connaître l'angle horaire p de la polaire à l'instant de sa plus grande digression , d'où résulte l'heure sid. vr. ou moy. correspondante (n° I24)> et en^n l'heure que marque la pendule au même moment. Alors le mouvement azirnuthal de l'étoile est nul , aussi bien que dans les instans voisins, où il est si lent , qu'il est permis de n'y pas avoir égard. On a donc 1c loisir d'observer la distance apparente ^= qi de l'étoile au signal dont on demande l'azimuth; ou plutôt, ou prend pour ï la moyenne entre plusieurs de ces distances successivement mesurées.
La seconde de nos équ. donne la dist. zénith, vraie de Tétoile ; en diminuant de l'effet de la réfraction , on a sa valeur apparente Zizz z, La 3f donne l'azimutli A.
RELÈVEMENS. 36t
Dans le triangle sphérique 5Z1, les trois côtés sont connus, savoir : qi = ï9 Zi ess z, ^Z = z distance apparente du signal au zénith ; on trouvera donc l'angle qZi = a foYmé par les verticaux de l'astre et du signal, en employant l'équ. du n° 239. La formule x œ A + a reçoit donc enfin 'son application , en donnant aux lettres les signes qu'exige la position relative des objets , précisément comme à la p. 35o. On obtient ainsi, avec une grande exactitude, l'azimuth x du signal, surtout si cet objet est sufi^amment éloigné du méridien.
Par exemple, te 7 décembre i83o , on trouve pour la position de la. polaire , corrigée de la précession, de la notation , etc. ,
jA-* = i*o'22',o3, D=88°24'39*,33, -
dans le lieu dont la latitude est 43° 7' 20" ( à Toulon ) ; on se prépare à l'observation par le calcul suivant, ou, la réfraction est prise en ayant égard au baromètre et au thermomètre («V68)'..
tangC..... g.g7i5i3o ' sîn/.... 9.8347747 cosD.... 8.44*0658 cotD...... 8.443i33i muD.— g.ggg833o co*/...~- g.8632617
coc p...:,. 8.414646* coss.... g. 8349417 nnA.<M 8.S797041 p= 8»>3</4otf55 é z=s&>5i' 2^7 A =*»*</ BPS*
4 fois = 5*54. a, 70 Réfr. — 1. 1,2 Azimuth à la digression
-A*=r i. 0.2a, o3 46.5o.a4>>> du nord-ouest.
mQ m. =g — 17. 2.67,48? Dist. zénith, app.
i3.5i. 27,25 à la digression. ■■
Table I....— 2.16,21
13.49. ll9°i heure moy. de 1» digression vers l'ouest. . — i.5i,64 avance de la pendule snr t. moy. .
. -• . i3 .47» i9>4° n" ^e *a Pendule à la digression ouest.
' On a trouvé z' = 890 17' 5o",5 pour la dist. zénith, app. du signal vers l'heure qu'on vient de trouver; on fait éclairer ce signal, et Fon en mesure plusieurs distances à l'étoile polaire. Nous supposerons que la moyenne de ces distances ait été corrigée par interpolation, pour l'obtenir telle qu'elle était à l'heure assignée ci-dessus pour l'élongation ; cette distance est è «i-a près. Voici le calcul de a par l'équ. de la p. 356.
36 a MARÉES.
46#5o/a4"5... sio.... 9,86*9944
jfss 89.17.60,5.., sfr ...... g'999^3
/=s io3. i8.?3,o
aAsa 930.a6.38 —9.8639617
â= 119.43. 19 sin.,.. 9.9387407
A— ■ / =r i6.a4>56..... sin.... 9.4511751
£a= 54*3a.4'>5.*. cos. .. 9.7634770
a = -H 09. 5.a3,o. . . signal à gauche de l'étoile. A = -f- 2. io.38y 5 1 . • ëloile à l'ouest du méridien.
x= m. 16. i,5i.. azim. da signal du nord vers l'ouest, on 68.43.58,5 r dn snd Tara l'oneit.
Des marées.
a4*« L'attraction da Soleil sur les eau de la mer forée la partie dé cette masse liquide qui regarde actuellement cet astre à s'élever vers lui,, sous la forme d'une protubérance, parce que ces eaux étant plus voisines du Soleil que le centre de la Terre 1 sont plus attirées que ce corps solide, et qu'en outre elles peuvent prendre un mouvement isolé. A la région diamétralement opposée , le même effet se produit ; car les eaux y étant plus éloignées du Soleil que le centre du globe, sont moins attirées que lui et restent en arrière. D'une part , c'est l'eau des mers qui s'élève vers l'astre, soulevée par l'attraction; de l'autre, c'est au contraire la Terre qui s'élève plus que les eaux.
Deux montagnes aqueuses opposées s'avancent à mesure que la Terre tourne, pour se trouver sans cesse dans la direction de la ligne qui joint le centre de la Terre à celui du Soleil. Ces masses, dans leur progression , s'élancent sur les rivages pour les envahir ; tandis qu'au contraire à go° de distance en longitude, la mer est affaissée , parce qu'elle fournit les eaux nécessaires pour alimenter le flux. Le Soleil causera donc deux marées par jour , savoir deux flux et deux reflux.
La Lune produit aussi , par la même raison , deux marées par jour j et même le calcul montre que la proximité de cet
astre compense la petitesse de la masse, au point que sa marée est triple de celle du Soleil,
Il devrait donc y avoir quatre marées chaque jour, deux solaires et deux lunaires; mais les eaux se trouvant soumises à ces deux actions simultanées , les phénomènes se composait entre eux , et se réduisent à deux marées. Â la pleine et à la nouvelle Lune , les deux astres agissant dans la même direction à peu près , la marée est la somme des deux ; elle en est la différence dans les quartiers , parce que la haute mer lunaire arrive précisément lorsque la basse mer solaire se fait sentir*, et réciproquement. Dans toutes les autres situations relatives dtt Soleil et de la Lune , la marée de l'un des deux astres ne tend qu'à avancer ou retarder, accroître ou diminuer celle de l'autre* selon les positions que la résultante des deux forces se trouve avoir/
343. Cest donc la résultante des actions du Soleil et de la Lune qu'il faut considérer ; c'est elle qui détermine l'intensité de feffet produit , et l'époque où il se fait. On conçoit donc que cette résultante peut être calculée, et qu'on peut en conclure l'instant ou son énergie est là plus grande. Mais il faut surtout avoir égard au retard que causent la Configuration du rivage, la résistance des eaux, la direction des couranset des vents, leur puissance, etc.
La résultante des forces qui produisent la marée dépend de la position relative des deux astres, l'un à l'égard de l'autre, et relativement à Péquateur terrestre. Ainsi , la marée du Soleil est la plus grande aux équinoxes , instant du l'astre est .dans ce plan et ou il exerce toute sa puissance sur les eaux des deux hémisphères. Quand la Lune est dans Péquateur, la marée lunaire est aussi plus forte. Le itr janvier, le Soleil est plus proche de nous; la marée solaire sera donc agrandie; si la Lune est périgée, sa marée le sera pareillement. "Vers les solstices , ou lorsque la Lune est apogée , la marée de chacun de ces deux astres se trouve affaiblie. En combinant ces diverses circonstances, on voit que les marées équinoxiales sont les plus fortes si la Lune est périgée et sur Péquateur (dans son
nœud ) ; elles sont les plus faibles aux solstices, quand la Lune est apogée et a une grande déclinaison.
En faisant abstraction des circonstances variables , qui ne peuvent être considérées que comme modifiant accidentellement les effets, on peut prédire l'heure et la grandeur de la marée, à toute époque, en s'en tenant aux causes régulières qui la produisent; causes qui résultent de l'action du Soleil et de la Lune, modifiée par la figure des côtes et des localités, dont l'effet est constant.
?44* U° iait d'expérience qui a été universellement constaté , c'est que. la marée d'un jour quelconque est déterminée par les circonstances où se trouvaient les deux astres un jour et demi avant. Ainsi , la marée qui a lieu aujourd'hui, telle qu'on l'observe , eu égard à l'heure ou elle se produit et à son .intensité , est précisément celle qui devait arriver il y a 36 heures. La marée d'une syzygie ne se réalise dans toute sa force que 36 heures après la nouvelle ou la pleine Lune, etc.
On a beaucoup cherché à expliquer ce fait , qui ne peut être révoqué en doute. .
Sans nous arrêter ici à ces discussions , prenons ce relard comme un fait certain, et voyons comment on peut prédire l'heure ou la hauteur d'une marée , sans avoir égard à l'effort des vents ou dés causes accidentelles. Et d'abord, occuponsnous de trouver l'heure,
245. Les forces qui produisent la marée sont les actions du Soleil et de la Lune , c'est-à-dire leur résultante , dont la direction dépend de la situation relative de ces astres et de leurs distances à la Terre. Les causes constantes qui retardent cet effet sont l'événement produit seulement 36* après l'action , et le retard constant dû aux circonstances de localités; c'est ce qu'on appelle Y établissement du port. Les marins ont des tables de ce retard pour chacun des ports les plus fréquentés. 11 leur importe beaucoup de connaître l'heure de la marée, parce que l'entrée n'est souvent ouverte que vers cet instant, et qu'on ne peut arriver ou partir que* quand ce phénomène se produit. La table de la p. 378 est relative aux divers ports de
France. Nous indiquerons, plus tard comment on peut trouver l'établissement du port en un lieu donné.
Voici la formule qui sert à trouver l'heure de la haute mer en un lieu dont la longitude / est connue, h étant l'heure du passage de la Luue au méridien de Paris , telle qu'on la trouve pour «chaque ijeur dans la Conn. des Tenu ( p. 3 des divers mois):
Pletne merssz (h ± 2', 1 X I) + correction + établissement.
La longitude /'du lieu est exprimée en heures et fractions ; on prend le sigpe --• quand, elle est orientale. Les deux premiers termes . donnent l'heure du passage de la Lune au méridien du lieu; Cette, heure n'est pas très exacte, parce qu'an, suppose ici que la marche de la Lune en asc. dr. est constamment de a'^vpar heure, et l'on sait bien qu'elle est variable (n° 80 ) ; mais cela suffit pour une opération où la précision des. minutes n'est pas nécessaire , parce- que la théorie néglige. les: causes accidentelles!. et d'autres influences plus ou moins grandes. On peut , au reste , remplacer- ces deux premiers termes h ^b a',i . /, par l'heur^ du. passage plus exactement déterminée. (V. p. 55 et 160.J . :
Cette- heure du passage! sert, à trouver le troisième terme, appelé correction , à l'aide de. la table XIII. Gomme l'intensité de 1'ajttractipn de la Lune dépend de sa distance .à la. Terre, c'est- jt-^Lfre, de. 4* parallaxe, ou devson demi-diamètre Apparent, qui sont connus ( n° %5 ) -, cette correction se prend .dans la colonne tjui porte*» haut là vaUnrihctiMUeidfr .cette quantité fce)sf ex^li^ue^les-i terme* de périgée ,/ apogée et merj/t. distante., qui s'y trouvent inscrit* On chèisit celui des nombres f qui* 4&& h colonne dontiil s'agit , riépond à la ligne horûontaJè oii.se trouve l'heàredu passjage de Ja Lune au méridien. . 1 U' \
A cpt égard , il faut observer qu'on a tenu compte , dans ,1a formation de cette table, -dn- têtard d'un jour et demi des* marée* (a° a44)"> Ainsi, .quand, on .prend le terme qui répond h fy9 ce terme y est placé , au lieu de se trouver en face de 4*48'> parce que 36* avant, le passage se faisait 1*12' plo&
366 MAEÊes.
tôt. Do reste» l'interpolation permet de trouver les valeurs qui répondent à toutes les heures et tontes les distances lunaires, c'est-à-dire à tontes les valeurs de la parallaxe ou du demidiamètre de la Lune*
Nous donnerons plus tard la loi de formation de cette table; mais avant nous ferons des applications de notre équ., pour montrer comment on doit diriger le calcul.
246. L'heure qu'on obtient pour la haute mer est» en temps solaire vrai astronomique (n°* 8 et 32) , comptée de o à 24* d'us midi à l'autre ; pour avoir l'heure moyenne , dont les marins font toujours usage, il faut ajouter Y équ. du temps (n° 108). Cette remarque importe surtout dans les mois ou l'heure vraie diffère notablement de l'heure moyenne, et aussi dans les lieux où les mouvemens de la mer se font avec rapidité ; car aux instans de mer haute et de mer basse , qui sont des maatùna et minimaie hauteur, la mer reste quelque temps stationnaire, et sa marche lait peu de progrès ; mais presque tout à coup, cm la voit ensuite monter ou descendre avec rapidité*
Aussi, lorsqu'on veut observer les hauteurs des marées, et
marquer les heures où le phénomène s'est produit, comme
l'instant précis en serait incertain pendant un temps plus ou
moins long, on note les heures où la mer s'est trouvée à même
hauteur tant en montant qu'en descendant , et le milieu entre
.ces heures , ou leur moyenne , est considérée comme celle du
maximum ou du minimum, ce qui est exact, à fort peu
• près. > * • /
- Toutefois, il faut dire que la mer emploie; toujours plus de
temps à descendre qu'à monter, en sorte que la basse mer n'est
pas le milieu entre -deux<iiaates mers consécutives* Oii troure à
Brest i5a 20 minutes de différence entre leurs durées. AuHavre,
j'ai remarqué que la basse mer est près de 2* de pins à monter
qu'à descendre : c'est même un des avantages qu'offre ce port,
.parce que l'entrée en est plus long- temps possible. Cet effet doit
.être attribué aux eaux *aâluentes à l'embouchure de la Seine.
Les divers ports présentent chacun une inégalité de ce genre,
dépendante des localités.
a47* On demande l'heure de m haute mer à Brest , le 3 octobre tSSo? Le longitude de cette Tille eu vf lof onest de Paris , ou / =-4- 0^46» PétabliMement du port est 3*33'; la Lnne passe ce jonr an méridien de Paris , à i31» 38'=s A ; la parallaxe est 61' g* (Lune périgée). Voici le calcul :
Passage C an méridien de Paris i3a3o*
^,ixol»,46= 1' 4. 1,0
Correction pour i3* 3gf et pareil. 61'. • • .»•*•.. • — a6,8
Établissement du port. ~. ........ (... 3.33
Ha a te mer, le 3 octobre , à Brest, en temps Trai 16.45,1
Demi-diff. entre les passages des 3 et 4* • • • 10,
Hante mer le 4 octobre soir (somme — iab). 5. i4>3-
Ce calcul ne se rapporte , en effet , qu'au* marée* dn 4 octobre matin et soir ; il faudrait refaire le calcul pour le a , afin de trouver lés «entes mers dn 3.
Quelle eét l'heure de la marée, I Plie Maurice» le. ao septembre i83o? On a / = — 3b 40' 33*= — 3* ,67 ; établissement dn port = i»b 3o' \ parallaxe , 54' ( apogée )•
Passage C an méridien de Parjs «... a*a8' o
— 3,67Xa',i= — 7',7 ;. — 7,7
Correction pour ab 20' et parall. 54' ,.«..*....; -* 43,4 ;
Établissement du port w..k.. ia«3o,o
Sente mer le 10 septembre , en temps vrai , a '4v 6.g
Dcmi-dia£ -entre les passages des 90 et ai -aa,o
'Hante mer le .ai au soir (somme — iaf») , à. ... ...... agiotât
Lee marées «mirent donc le al septembre, a' a* 6';o/<In matnf/'èt'à i a a6^,9 dn soir , en ternes oivil vrai. *• .i'r.'i"
aiÈ. Le plus sburent , ce n'est ,pas seulement Fniçure d'une
ci-apr£s , où il s'agît dé trouver les bautes mers pour tout te ihois dvaoût i83o à Brest. Le second! terme dé notre foçihirfe e>t alors af,i./= + i',o; aînsî , il faut ajouter j' à' toutes tes nè'ures dû passade 'âe la Lune au méridien 9e Paris' */ m— diqtièes'dans la tohn. des Ttms. ' l!,\" "1 .,l,i f J
Août,le 'i va- :- '3- • ■ 4 ' '"'&'''' <5 '7
Pareil.. 5ff 5/ 5* '58' : 5o/ ■' 5tf " 6V
fc = gt^i'o îob33'o nha/o utai'o Ï3ju4'o 14k 8' o i5* i'o
Corr.= +a8,7 +19,2 •+■ 7,o —6,9 — ao,6 —34,8 —46,5
Éiab.= 3.33,o 3.33,o 3.33,0 3.33,o 3.33,o 3.33,o 3.33,0
Éq. t.= + 6,0 + 6,0 + 5»9 + -5,.8 + 5,7 + 5,6 + 5,5
ï. m.=i3.48,7 i4-3i,a i5.ïa,9 )5.5a,9 i6.3a,i 17.11,8 17.53,0
Août, le 8 9 ijo 11 ja ■ • i3 14
Parall.. 60' 60' 5g' fik/ . 5g' .58* 58*
h =i51»54'o 161*46' o 17*40' o i8Wp i9*»3i'o aoha5'o aihai'o
Corr.= —56,7 —6a, 4 — 61,7 — 46,5 — 16,4 + io,a + m,7
Étab.= 3.33,o 3.33,o 3.33,o 3.33,o 3.33,o 3.33,o 3.33,o
Éq. t.= +5,4 +5,3 H- 5,i + 5,o 4-4,8 + fc£ + 4,5
T. m. =18. 35,7 19.31,9 20.i£,4 ai.a6,5 aa.5a,4 a4«,a*8 a5.aiti
Août, le i5 16 17 18 19 ao ai
Parall.. 58* 57' 5/ 56' 56" 55^
h =aahi5'o a3b 7*0 ?Sfr*yfQ » 0*44'° ik3o'o etc.
Corr.= +ao;i +ia,8 +0,7 » — 11,0 — a5,6 etc.
Étab.== 3.33,o 3.33,o 3.33,o » 3.33,o 3.33,o etc.
+ 4,3 + 4»1 "+* 3»9 * •■■■■+3,5 + 3,a etc.
La longitude des divers ports de France n'apportant qu'une minute au plus de difFér. à l'heure du passage de la Lune au méridien, cette durée est absolument négligeable dans le calcul. Or., les opérations se trouvent alors les mêmes pouç. toute la France, à l'exception de l'établissement du port. On pourrait donc donner chaque année ces calculs tout faits , pour toutes les dates, dans la Çonn. des Tems , et il ne resterait plus pour déterminer l'heure de la haute mer dans un port de France, qu'à ajouter son établissement à tous ces résultats numériques.
249* Les heures étant ici comptées de o à 24 d'un midi au suivant, lorsqu'on voit que le Ier août la marée est à i3*49 t. moy. , il faut prendre, en temps civil, le 2 août à ih^g' du matin. Quant à celle du icr août, on la trouve en faisant le calcul pour le 3i juillet ( il vient i2k54',8, ou 54',8 après mi-
marées. 36g nuit)- On a de même la haute mer du 3 août à 2*3i',a du matin; celle dn 4 & 3*i2',9, etc
Lorsqu'on voit que, le i3, la marée est à a4* '2',8, il faut prendre le i4ao* i a' ,8 (après midi), en étant a4* de la somme. Il n'y a aucun nombre pour le i8, parce que ce jour la Ovne ne passe pas au méridien ( v. n" 4a ) : niais on a trouvé 27* 34' ,6 pour le 1 7, ce qui équivaut h 3* 34',6 après midi du 18.
s5o. Presque tous les jours il y a deux marée» , et notre opération n'en fait connaître qu'une seule 9 pour obtenir l'autre , il faudrait se servir de l'heure du passage au méridien inférieur ; mais il. .est plus court do prendre l'heure du milieu entre celles des deux marées voisines. Or , ce calcul est très facile; car si a désigne l'un des nombres qu'on vient de déterminer, et a-H»*1 le sui«nt.,.la somme est 20 -f-/, dont la moyenne est a ■+■ î i: Ainsi , il suffit d'ajouter à tous les nombres déjà obtenus, la demi -différence de chacun à celui qui le suit.
On compose ainsi la table suivante de toutes les heures de temps moyen, on la haute mer arrivera dans le mots d'août 1 83o,
M»(in.
Soir.
Malin.
Malin.
Soir.
ilai'8
SSoTB
mr
o^ffo
]hal,a