Les autres colonnes des pages 5e et 6e du mois donnent
la situation des planètes. Ces astres font rarement le sujet des observations en mer ; leurs positions sont données par les tables de M. Bouvard pour Jupiter, Saturne et Cranus: on se sert des tables de M. de Lindenau pour Mercure , Vénus et Mars. Nous exposerons plus tard l'usage et la formation de ces tables. {F. VUranographie, n° 353) (*). Elles font connaître la longitude et la latitude héliocentriques (vues du centre du Soleil); on en tire ensuite , par le calcul , les longitude et latitude géocentriques (vues du centre de la Terre), Ce sont ces dernières coordonnées qui ont pour nous de l'importance, parce qu'elles servent de base à nos opérations.
L est une planète (fig. n) , ASCB Vécliptique, ARDBO l'équateur. En abaissant les arcs Ll , Lr perpendiculaires à ces deux plans, AI sera la longitude, et LI la latitude, Ar Pasc. dr. et Lr la déclin. Nous avons déjà montré , pour la Lune (n° 4°) i comment on tire ces dernières coordonnées des premières par v calcul. La Conn. des Tems les donne dans des colonnes particulières , ainsi que l'heure du passage au méridien. Le calcul s'en fait comme on Va dit n° 4°.
Toutes ces quantités sont calculées pour midi vrai à Paris; on les obtient pour les autres jours et heures par interpolation*
Les longitudes sont exprimées en signes, degrés;... les latitudes et déclin. , en degrés ;• • . les a se. dr. , en temps sidér. Tous ces arcs sont rapportés au point vernal T , qui est en A , en ayant égard à la nutation , à la précession et à l'aberration.
Les heures du lever et du coucher à Paris sont exprimées en
(*) Les planètes Mars, Venus, Jupiter et Saturne sont si brillantes, qu'on les Toit quelquefois en plein jonr , et les marins pourraient les observer plus facilement que plusieurs des étoiles dont ils font usage ; mais il faudrait que les positions de ces planètes fussent calculées avec plus de précision qu'on ne le fait dans la Conn. des Tems. Les Éphcmérides de M. Encke contiennent des améliorations importantes, qu'il convient de ne pas faire attendre aux Français, et les observations planétaires méritent qu'on perfectionne les élément de leurs calculs
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tempe civil vrai (n° 1 1) ; on s'en sert pour reconnaître si l'autre est snr l'horizon de Paris à une heure désignée.
L'heure du passage au méridien est exprimée en temps ▼rai astronomique. La déclin, est pour midi yrai à Paris.
Comme les mouvemens de Mercure sont très rapides , on donne la position de cette planète de 3 en 3 jours ; l'intervalle n'est que de 6, 8, io et i5 jours pour les autres planètes. Les nombres obtenus pour ces époques n'étant pas fort différons, suffisent aux besoins, parce que l'interpolation peut combler l'intervalle. Pourtant, on pourrait désirer que ces nombres eussent plus de précision. Dans les Éphémérides de Berlin , les arcs sont donnés de a en a jours pour Mercure et Venus , et de 4 en 4 jours pour Mars , Jupiter et Saturne ; l'approximation est poussée jusqu'aux ioM de seconde d'arcs et aux 100e* de seconde de temps. Dans cet ouvrage, on trouve les log. des rayons vecteurs et des distances à la Terre avec 7 décimales. Les heures des passages au inériflen sont données aux dixièmes de minute.
Le signe çf est employé pour indiquer une conjonction; Mercure et Vénus en ont deux, l'une supérieure ou au-delà du Soleil, l'autre inférieure ou en -deçà. La longitude de la planète est alors la même que celle du Soleil. {V. n° 86.) Les dates de ces phénomènes sont indiquées, aussi bien que celles des élongations orientales et occidentales , c.-è-d. les époques oit ces planètes sont à la plus grande distance angulaire du Soleil , ou à la station.
Le signe <p dénote une opposition. La longitude des planètes supérieures diffère alors de 1800 de celle du Soleil. Dans les quadratures , indiquées par le caractère Q , les longit. des deux astres diffèrent de go° ou de 270*.
5o. Pour montrer sur un exemple l'usage de cette partie dé la table, cherchons le lieu de Vénus le 6 juin i83o, à midi yrai de Paris. En ne rapportant ici que les données les plus utiles, on trouve dans la Conn. des Tenu :
Jours.
Asc. dr.
Longit.
gcocent.
Latit.
gcocent.
Déclin.
Pats, mérid.
Comme en i jour les variations sont
ao',8
En interpolant , on formera la ligne suivante:
On en conclut donc que Vénus passe au méridien de Paris à 2ik i', c.-à-d. le 7 au matin , à 9* l' temps vrai , ou bien à ih 5*]' de temps sidéral, puisque Pasc. dr. est 1*57'; seulement, il faut observer que c'est l'asc. dr. à midi vr. , et non pas à l'instant du passage : et comme cette asc. dr. varie, il faudrait interpoler pour l'obtenir à l'heure vr. ou l'astre entre
au méridien.
Septième page du mois.
5i. On trouve au haut de cette page un petit tableau qui donne , de 6 en 6 jours , cinq nombres astronomiques , savoir : .
i°. et a°. Le temps vrai que le demi -diamètre du Soleil met à traverser le méridien, et la grandeur de cet arc. Lorsque cet astre est à la distance moyenne, les observations ont fait connaître cet arc, ou le demi-diamètre © = 1 6' 1 ",45= 1 6' ,024 ' 7« Quand l'astre est au périgée, cet arc c= 16' 17", 8 ; à l'apogée, il est = i5' 45^,5. Dans les autres positions, il décroît comme le. rayon vecteur augmente.
Pans les tables de Delambre , sur lesquelles la Conn. des Tems. est composée , on se sert d'une valeur du demi -diamètre O à la distance moyenne = 1 6', 02825, un peu différente de la précédente ; et comme cet arc varie en raison inverse du rayon vecteur R, dans toute autre position, il est