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à même de résoudre les problèmes qui s'offrent fréquemment « eux , et leur épargner l'ennui de recourir aux tables astronomique*, d'où ces nombres sont extraits par des calculateurs, spécialement chargés de ces travaux.
Cet ouvrage , qui a servi de modèle à toutes les Éphémérîdes publiées en différons pays , fut composé pour la première fois, en 1679, P3** Picardie fondateur de l'Astronomie en France. Picard continua cette publication chaque année, jusqu'en 1,685, que Lefebvre en fut chargé par P Académie des Sciences. En 1 702 , Lieutaud succéda à ce dernier , à qui l'on retira le privilège, et qu'on raya même de la liste des membres de l'Académie , par suite d'une querelle qu'il eut avec Lahire. {V.VHist. de VAstr. moderne, par Delambre, t. II, p. 683.) y . Lieutaud continua la Connaissance des Tems jusqu'en 1729; en 1730, elle fut composée par Godin , jusqu'en 17^4, époque où ce savant partit avec les académiciens chargés de mesurer, au Pérou , un arc du méridien terrestre. Maraldi composa cet ouvrage depuis 1735 jusqu'en 1 759. En 1760, Lalande l'entre^ prit, et lui donqa la forme qu'il a à peu près conservée depuis. Il y ajouta des tables et des observations astronomiques, -des dissertations, enfin, il en fit des espèces d'aunales; il emprunta au tiautical Almanac l'usage d'indiquer les distances de la Lune au Soleil et aux principales étoiles, pour trouver la longitude en mer. Lalande composa la Connaissance des Tems jusqu'en 1775. Jeaurat lui succéda depuis 177Ç jusqu'en 1787. Méchain fut chargé de cette publication depuis 1788 jusqu'à 1794* Enfin» le Bureau des longitudes fut crée par une loi le 7.5 juin 1795» sur le rapport de l'abbé' Grégoire. Cette illustre assemblée fut chargé de composer cet, ouvrage, et, depuis cette époque, il paraît sous sa surveillance.; .
Beaucoup d'autres Ephémérides ont paru en divers temps ; on en a pour l'an i442: ma>8 te p'us ancien de ces ouvrages, qu'on ait publié avec régularité, est celui de Regiomontanus,. .pour i475, imprimé à Nuremberg l'année d'avant. On y trouve diverses prédiction^ d'éclipsés, le lieu des planètes, etc., depuis x475 jusqu'à 1 53 1 .
Les Ephémérides de Stoffler parurent en ifô*> ©t furent étendues jusqu'en i55o; celles de Stadius allèrent de i554 à 1606; celles de Leovitiusde i556 à 1606; celles d'Origan de 1595 a i654; celles d'Argoli , imprimées à Rome, yont de 1621 à 170a; enfin, les Ephémérides de Kepler, de 1617 a i636, firent époque dans ce genre de productions, par le soin qu'y apporta leur illustre auteur. Celles de Malvasia , imprimées à Modène en 1662 , s'étendent de 1661 à 1666. Duret de Montbrisson fut le premier Français qui se livra à ces calculs ; ses Ephémérides vont de 1637 jusqu'à 1700.
Lahire fils continua celles d'Argoli en 1701 , 170a et 1703. Desforges, sous le nom de Beaulieu , en calcula d'autres de 1 '701 à 1714; elles furent continuées par Desplaces de 1715 à I744< en trois volumes , de dix ans chaque. La Caille donna le 4*> 1e 5* et le 6' volume, de 1745 à 1774 , et Lalande le 7* et le 8", de 1775 a 1793.
Ce n'est qu'en 1)67 que commença a paraître, en Angleterre, le Nàùtical Almanac , rédigé sous la direction du célèbre Maskelyne.
L'institut de Bologne imita aussi nos sa vans, Manfredi publia des Ephémérides de 1715 à 1780, qui furent continuées, jusqu'en 1 786 , par Zanotti.
Les Ephémérides astronomiques du père Hell furent publiées a Vienne, chaque année, depuis 1754.
' L'Académie de Berlin en publie de pareilles! Cest en 1776 que Lambert les a fondées ; dépuis , M. Bode les a rédigées : c'est actuellement M. Encke qui est chargé de ce soin , dont il s'acquitte avec un talent et une correction dignes d'être pris pour modèle. Le 56e vol. est pour l'an i83t.
Reggio et Cesaris , à Milan , donnent , dépuis 1 775, des Ephémérides astronomiques, que continuent MM. Oriani et Cârlini.
Depuis quelques années, Mi £chumachéf en publie qui sont très exactes et conçues sur un plan excellent , pour le service de la marine danoise.
On trouve ^ dans la Connaissance des Tems , l'annonce des éclipses et autres phénomènes célestes qu'il importe aux as-
trônâmes de prévoir et d'observer. C'est surtout aux marins que cet ouvrage est destiné, pour leur fournir les élémens des calculs nécessaires à la résolution des problèmes de navigation. Ces problèmes sont principalement la détermination du lieu où se trouve transporté un navire , savoir , la longitude et la latitude du vaisseau , l'heure sous le méridien oh. il est , la déclinaison de l'aiguille aimantée, lea levers et couchers des astres , les relèvemens astronomiques des points re« marquables d'une côte , enfin , l'heure de la pleine mer.
On conçoit qu'il serait très pénible au marin, livré aux travaux et aux dangers des élémens, d'être obligé de recourir aux tables astronomiques pour calculer les positions des corps célestes qu'il a observés. D'ailleurs, le calculateur pourrait craindre les erreurs des opérations numériques, erreurs si faciles à commettre ai* milieu de tant de soins divers, et de la part d'officiers qui ne sauraient avoir l'exercice des tables au même degré que des personnes qui n'ont, pour ainsi dire, pas d'autre occupation , qui en ont bien étudié et bien com-r pris toutes les difficultés , et qui font ces calculs contradictoirement, pour les vérifier par comparaison. Il faut encore remarquer qu'il est bien plus facile , et moins sujet à erreur, de chercher ces résultats consécutivement et pour des époques périodiques, que d'en obtenir d'isolés; d'ailleurs , plusieurs de ces nombres pouvant se déduire d'autres déjà trouvés, il est préférable de recourir à ces procédés plus faciles et plus simples, plutôt que de chercher directement ces résultats numériques.
\! Annuaire , ou calendrier , ou ces résultats sont enregistrés, est terminé par une explication très claire de l'usage qu'on en peut faire. M ajs il m'a semblé que cette partie , suffisante pour les hommes exercés à l'Astronomie, n'était pas assez 4éveloppée pour ceux qui n'en font , pour ainsi dire , qu'un usage accidentel ; qu'il pouvait être avantageux à ces derniers de voir ces nombres combinés entre eux, selon les règles de la science, et introduits dans des problèmes du genre de ceux qu'ils rencontrent le plus souvent, afin qu'ils aient
sons les yeux des types de calcul qui , imités sur les exemples -qu'ils doivent traiter, ne laissent place a aucune erreur vrai* semblable. Les exemples, presque tous tirés de l'année oourante, i83o, n'exigent 9 pour être exécutés , qae Pesage d'an seul volume de la Connaissance des Tenu; et les types de calcul sont tellement disposés, que, dans chaque question par*ticulière, on n'éprouve d'autre embarras que de substituer aux nombres cités ici ceux qui se rapportent aux circonstances oi l'on se trouve*
Je me sais parfois permis de désirer des améliorations dans la rédaction de la Connaissance des Tenu. Les nations étrangères ont aussi leurs Éphémérides à l'usage de leurs marins et de leurs astronomes. Le Nautical Almanac, les Tables astronomiques de M. Schumacher, les Éphémérides de Berlin, de Milan , etc- , contiennent des dooumens qu'il serait bon de voir introduits dans la Connaissance des Tenu; leurs résultats numériques sont aussi plus approchés. Les réclamations des sa4- Tans français ont été entendues; déjà cette publication a reçu plus de correction dan3 les calculs et dans la partie typographique: d'autres changemens ne se feront pas long- temps attendre. Depuis que la majeure partie du présent ouvrage est imprimée, le Bureau des Longitudes a pris une décision qui étend beaucoup l'usage de la Connaissance des Tenu. Ce livre était principalement destiné , par les législateurs , aux calculs de la navigation. Les savans d'un mérite éminent qui composent le Bureau des Longitudes n'ont pas voulu qu'une oeuvre qui parait sous leurs auspices, et arec leur approbation formelle, fût au-dessous de celles que les étrangers font paraître ; ils ont ordonné des modifications qui rendront cette publication utile aux astronomes de tous les pays. Déjà les étrangers l'ont appelée le trésor des astronomes; les perfectionnemens qu'on y doit apporter lui mériteront de plus en plus ce titre , et rendront superflus les vœux que j'ai formés en plusieurs endroits de mon livre. Ces souhaits , devenus inutiles, me seront pardonnes par les savans auteurs de la Connaissance des Tems> pour lesquels je professe la plus haute estime , et dont j'admire , avec l'Eu-
tope, les talens distingués ; et l'amitié dont planeurs m'honorent me fiait penser qu'ils apprécient esses bien mes sentimens 9 pour ne Toir dans les vmux que j'ai exprimés que l'intérêt de la science, .
Mon ouvrage est divisé en trois parties. Le première est destinée à indiquer la signification des termes usités dans la Connaissance des Tans, le sens qu'il faut rattacher à chacun -des nombres qui ry trouvent , et les: moyens d'en vérifier l'exactitude. Les matières y sont exposées dans l'ordre même où le lecteur lès trouve classées dans cet annuaire astronomique. • Là seconde partie comprend la théorie des principaux problèmes d'Astronomie que doit résoudre le navigateur , ou celui qui observe le ciel. £ette partie doit être étudiée avec soin , -parce qu'elle renferme la plupart des choses qu'il importe de •savoir sur ce sujet , et montre comment on doit gouverner les calculs.
On ne tire des tables astronomiques que plusieurs des nombres qu'on lit dans la Connaissance .des Terns, et les. autres s'en déduisent par des calculs dont nous avons exposé les règles dans la première partie; mai? il bous: restait à montrer comment on peut obtenir ceux-là, c'est-à-dire à donner la ferme et l'usage des tables astronomiques : c'est ce qui se trouve dsRDS la troisième partie.
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