PUÉNOMÈÜ4ES ET OBSERVATIONS. ’^Q
les voir nettement , en même temps que l’horizon de la mer , lorsqu’on veut trouver la longitude d’un .navire j or, c’est ce qui est asseE rare : pendant la nuit, ou nq voit pas horizon, et le jour, les étoiles sont invisibles. Ce n’est qüe '^ns le crépuscule qu’on peut tirer parti de cette théprie, quand on veut observer des étoiles
On préfère donc se servir;, des distances du Soleil à la Lune, toutes les fois que ces astres .sont ensemble sur l’horizon. La diSer. p de leurs asc. dr, ou de leurs longit. ne doit pas sortir de certaines limites, pour que l’observation soit possible. Trois jours avant et après la nouvelle Lune , on ne peut pas^ prendre la distance de la Lune au Soleil, parce que ces astres sont trop rappri^cbés; ils sont au contraire trop éloignés pour être visibles ensemble 3 jours avant et apres IrC pleine Lune. Ainsi,
P doit être 34° et i25“, pour qu’on trouve A dans la Conn. des Tems.
6i. Quant aux valeurs de A p<^ les heures intermédiaires, on les trouve par interpolation, comme n° i6 (**); et même, si l’on veut tenir compte des diOiér. secondes, on le fera comme
y. l’application qui.sêra faite ci-après, n* 177.
Phénomènes et observations, p. iSa à 167.
.62. A. la En de V Annuaire, on donne en 6 pages, et aux diverses dates de chaque mois, les phénomènes astronomiques les plus remarquables, tels que les suivans :
1°. Les cdmmencemens de saison», et les époques où le
(*} C’est par cette raison qae les marins désirent depuis long-temps qn’un leur donné 1rs valenrs de a pour Vénus, Mars, Jupiter et Saturne, qui souvent sont visibles en plein jour. Ces, distances seraient extrêmement utiles, tandis que celle» de «^Bélier et de Phpi ne le sont jappais. Un attend avec impatienerf que la Conn. des Tems satisfasse à ce besoin des navigateurs. , ' ■
(**) M. Mathieu a cnmpoK- une table d’interpolation : c’est celle de la p. 164 delà Conn. dés Tems, qni est pour izhenresd’ratertaUéfv. n° 81), afin d'abreger le ealcnl des di^’icoccs secondes. On peut j’eniploycr ici. ‘ ■
8o CONKAI6SANCE DES "TEMS.
Soleil entre dans chaque signe du zodiaque, c.-à-d. quand sa longitude devient a’, etc. Cet instant s’obtient'pr l’in-
terpolatron de la longitude donnée page i'* de chaque mois. On voit, par exemple, en septembre i83o, ‘
Le a3,1dngit. O = 5.29.55. 4i “ôdi vrai.
Lea4 =6. 0.53.53
' Differ.= 58' 49"» en i4
C’est dans l’intervalle du aî au 24 que la longitude est juste de 6', et que , l’automne commençant , le Soleil entre dans la Balance. Pour assigner l’heure où ce passage arrive , on prend le
mouvement horaire (p. 33) , qui est 2' 27*, o4, et l’on pose >
Si '2' 27", p4 donnent i'‘, combien 4' ?
Ces 4' ^ longitude du 23 soit
j uste 6'. On peut encore 'poser
Si 58' 49* donnent 24*, combien ^ 56"?
Voici ces deux opérations ; . ,
Le nombre correspondant est
Ainsi l’automne
commence le a3 sepleml;^ i83o, à 2^ i' du soir; ce qui s’accorde avec ce qu’on lit dans la Cçnn. des Tems. ,
63. 2°. On trouve aussi les iastans des éclipses des principales étoiles par la Lune , leurs appulses, ainsi que celles des planètes, le tout en temps vrai de Paris. Nous allons donner quelques explications sur ce sujet.
Il n’arrive qu’une fois chaque ipois qu’on puisse voir le ' disque entier de la 'Lune , c’est à l’inslant de l’ppposition- Le plus souvent une partie plus ou moins étendue est obscure. Depuis la nouvelle jusqu’à la pleine Lune , c’est précisément ce bord obscur qui occulte ,1’étoile : il est situé du
PHÉN'0!»ïBNES ET OflSBRVATIONS. 8l
côté oriental ; et comme la marche de l’astre ée dirige toujovrâ Tcrs l’est, par son mouvement propre dans Forbile , c’est ce l)ord obscur qui s’approche de l’étoile , l’atteint et la cache : tel est le moment de l’immersion. L’émersion arrive au contraire du côté lumineux du disque, et l’on voit l’étoile en sortir à la fin de l’ccli|ise.
Mais après la pleine L»ne,çfest au contraire le bord obscur qui est situé dn côté de l’occi^nt^ la Lune passe au méridien après minuit: l’immersion se faitp^le bord éclairé qui est à gauche, et l’cmersion par le bord obscur. L’occultatîèfn sè fait encore par le bord est , et l’étoile reparaît sur le bord ouest. Toute la différence, c’est que le premier est obscur avant'la pleine Luné, et q'ue le second l’est après.
'iétmmersion ne présente auCune diOiculté à l’observation ; on voit les deux astres se rapprocher de en plus , et l’étoile disparaît enfin. Mais il n’en est pas de même de l’éracrsion ; comme il faut se rendre attentif à l’instant où l’étoile reparaît , si l’on ne sait pas de quel point du disque elle va sortir , on est exposé à manquer l’observation , attendu «pie plus la lunette est douée d’un fort grossissement ,.ét moins est étendue la portion du bord lunaire «xmténue dans le champ. On trouve dans la Conn. des Tems la différence entre les latitudes du centre de la I.uue et de l’étoile; et quoique la parallaxe influe sur la situation de ce point de sortie , cependant cette donnée suffit pour porter l’attention sur la partie du disque où‘ l’étoile va reparaître. '
Eu général ,'les occultations sont difficiles à observÀ" avec précision ; cela est même tout-à-fait impossible en mef , si ce n’est par un'caimo parfait, à cause des mouvemen's du navire. L’immersion est ordinairement plus certaine que l’émersion.
On a quelquefois remarqué l’étoile projetée sur le disque lunaire pendant i à /{ secondes après son occiiltation. Quoique plusieurs astronomes nient que ce phénomciie’ail lieu , il n’en est pas^moins véritablç ; c’est surtout Aldébaran qui le présente plu» fréquemment. Quant à la cause de œt effet , elle est très incertaine; on pense x[nc les dentelures du bord Ihnaire peu- .' 6 '
8a CONNAISSANCE SOES TEMS.
Tent produire ce phénomène.. On peut apercevoir l’étoile ,quoiqu’elte soit déjà derrière ce bord, quand les cre.ux situés entre les montagnes laissent encore passer sa lumière. un Méfooire de M. South, parmi ceuT^ de la Société astronomique de Londres.) \ ^ .
64- 3". 'On indique encore y^puUes, phénomène qui montre l’étoile rasant lé Irord eil''^t^ut ou en bas , sans être éélipsée. Comme les étoiles qui. |ciîj$^ès proches de la Lune pcn^eqt être' éclipsées pour np (ÿ&irMteur, sans l’être pour nn autre, s(^n' la.^ace qu’il occupe’ sur le globe térrestre’, ces annonces sput très utiles. Le parallaxe lunaire est si grande, qn’ii arrive souvent qu’une étoile est -éclipsée pour un peuplé sans l’étre pour un autre. , " ' » .
De toutes les méthodes d’obtenir la longitude d’un lien, les occultations ofi. ->nt la plus exacte tnais comme la parallaxe y joue un grând rôle, il res(e à faire un calcul assez délicat:' nous l’exposerons plus tard (n“ 2o4). Mais comme l’observation n’exige que du soin et une bonne lunette, le calcul peut être fait à loisir, et' méine long-temps après. pt par une autre personne, ce qui est une chose très importante. £n effet, lorsqu’on est certain de l’heure du lieu à l’instant de l’une des "deux phases de l’éclipse, vue de ce lieu , 6c nombre suffit aux ' calculateurs exereps pouF déterminer là longitude demandée. (/^. n® 2o4;) f V .
11 faut en dire autautdes éclipses. de Soleil, qui sont aussi annoncées avec un grand soin à la.p. 7 delà Conh, des Tems, ainsi que celles de là Lune. ^
Les particularités relatives aux planètes sont encore indiquées parmi les phénomènes de chaque mois. '* *
65. 4". Enfin , on donne les dates du jour où la Lune , parcourant son orbite elliptique autour de la Tprre , arrive à l’apogée ou au périgée. Ces circonstances soùt nécessaires pour prédire l’heure et la hauteur de la marée, ainsi que quelques autres phénomènes, astronomiques. Ces heures Sont liées aux vaj'iations de la parallaxe hoi ison^lc e^ du demi -diamètre de la Lune ( v. n®’ 4^ d 9* ) > car dès qu’on trouve