CONSTELLATIONS
sin., deux arcs supplémentaires satisfont à la question. Ainsi, c dans (3) , ou a dans (8) , reçoit deux valeurs ; de même pour a dans (5) et c dans (4) , etc.
On pourra recourir au Cours de Mathématiques pures, n° 607, pour l’analyse de ces cas, appelés douteux, parce qu^ils ont deux solutions; ils ne se rencontrent qu’autant que, parmi les données, il entre un angle et le côté qui lui est opposé, c’est-à-dire B avec ô , ou A avec a. Quant à la valeur de l’arc perpendiculaire 4^, il est donné par l’équ.
sin = sin A sin b. ^ (9)
Observez que toutes ces équ. sont propres au calcul des log., et que, dans chacun de ces cas , on n’a besoin d’employer que des^ équ. des n®‘, soit pairs, soit impairs; on préfère celui.de ces deux systèmes d’équ. qui conduit à des calculs pluç simples, selon les circonstances. '
Ijorsque le triangle est isocèle, B=C, 6 = c, il faut abaisser l’arc perpendiculaire du sommet A, et les équ. deviennent*
très simples; on
trouve-fp. ^
sin s <1?:^ sin ; A sin 6,
tang 1 rfêt tang b cos B,
(II
cos b = coPB cot J A,
cot f A t= cos sinB.
, , La cotyiaissance de deux des quatre éléqÿenS' A, B, a, b, qui forment le triangle isocèle ftsuflit pour faire trouver les deujt autre»
Quelques particularités sur les étoiles, *.
* Les ftoiles qui biglent au Briiiament «nt été appelées fixes, ^ parce qu’eljes soi^cn effet immobiles dans l’espace ; elles ^conservent donc leurs distances mutuclfes. Les ardi qui les joir gnent forment différentes figures géométriques que l’oeil saisit aisément , et qui demeurent constamment les mêmes. Lorsqu’on jette les yeux au fciel , on^reconiyiît bientôt4 que les étoiles paraissent toutes changer de lieu d’un mouvement com-
Diyiiizôd
lO INTRODICTION.
inun ; mais ce ne sont pas ces astres qui se déplacent , c’est la Terre qui , tournant sur son axe d’occident en orient , cause celte illusion, par- laquelle le ciel entier nous parait, tourner autour de nous de l’est à l’ouest. Nous voyons les étoiles se lever, mouler, descendre et se coiicher, comme le Soleil , la Lune et les planètes, parce que la rotation diurne de la Terre nous ' __ porte à attribuer à ces astres notre propre mouvement , en sens contraire.
L’iHnsIon de la rotation du ciel étoilé nous ofi're les mêmes apparences que si l’on supposait toutes Ics'^^étoiles attachées, chacune en un lieu fixe, sur une sphère d’un rayon immense, au centre de laquelle nous serions immobiles, tandis que la sphère tournerait en z4 lieures autour de nous. Ce mouvement est parfaitement uniforme, et sa durée pour un tour entier çst ce qu’on appelle leyours/ddra/.(f'. ci-après n® 7.) Le Soleil, la Lune et les planètes sont aussi entraînés par ce mouveinent uni- ^ ;?’versel ; mais ces corps ne restent pas fixes, comme les étoiles,
' !iur cette sphère mobile : Ils y ont un mouvement propre , di—
, rigé d’occident en orient. Le Soleil décrit sa circonférence en- «r tière en un an, la Lune en 27^^, etc. '*►
*' Puisque le» étoiles conservent les conllguralioas géométriques qu’elles forment entre elles, il est bien iheile de les re-- •*, connaître à ces figures, à leurs alignemens et. à leur éclat,
car ces choses restent invariables, à quelque heure qu’on jette ^ - la vue sur le firmaraeut , et quelle que soit la po^tion^^énécaje de celte sphère étoilée. L’astronome doit être capable ’’
■ d’assigner à chacune des étoiles son nom , lorsqu’il la voit, et même d’en indiquer la place acthelle durant le jour et derrière les nuages.
Cet éclat des étoiles les a fait distiftguer les unes autrès ’^ar leurs grandeurs : ce n^.st pas (Jij^én elEet U y- en ait de plus gqpsses et de plus petites. Vues dans les lunettes à forts ^rossissemens, ce ne sont que des points étincelans, sans dimensions apparentes ; mais la vivacité de leur lumière s’exprime en disant qu’elles sont primaires, secondaires, ter^ liaires, etc., ou de 1'*, 2*, 3'.... grandeur. Jus<Ju’è la 6*
CONSTtLLAl’IOyS. ^ \
graudeur , on peut les- apercevoir à l’œil nu , quand le ciel est très serein et que la nuit est profondé ', au-delà , il faut des lunettes pour les voir, et il en est, dit-on, (jui sont de la niillicme grandeur, et même d’un éclat moindre encore. L’observateur ne s’occupe guère que des plus brillantes, excepté dans quelques caà; du reste, on comprend que la grandeur d’uUc étoile étant l’effet d’une sensation , il n’çst pas rare que celle qui est primaire pour l’un ne soit que secondaire pour un autre.
Pour dénommer les étoiles, on a imaginé de i^s grouper, et de donner des noms à chaque groupe , appelé constellation. On dessine sur chaque constellation quelque animal, ou ^ autre image tout-à-fait arbitraire', et l’on dénoname les étoiles par les places qu’elles y occupent. C’est ainsi qu’on dit la queue du Lion, le cœur du Scorpion , Ji’œil du Taureau, etc.
Il ii’y a aucunè ressemblance entre les configurations formées par les étoiles et ces animaux, et il ne faudrait pas cberclici' à reconnaître an ciel les constellations, efa s’imaginant y rencontrer des figures de ce genre. C’est une tradition de l’an-^ liquité, qui, en choisissant ces symboles arbitraires, a cédé à des usages religieux et à des illusions astrologiques. '
On a donné des noms propres à |>insieur$ étoiles d’un éclat remarquable ; les autres sont dénommées Comme il vient d’être dit,' et, plus ordinaireiq^nt encore, par' une lettr# grecque ou italique. Ou par un chiffre. Ou comprendra donc aisément cé qu’on entend par ces*désignations : t de la petite Ourse , fi d’Orion, Âldébaran , Procyon , Sirius, etc. En jetant les yeux sur uqe carte du ciel , rien ne sera plus fa—, elle que de comprendre ce systènje de nomenclature, {f^. les Planisphères iSiQ'VUran^raphie.)
Voici les noms des étoiles de première grandeur : •
Sirius J l’épàule droite d’Orion, son pied gauche ou Higeli l’œil du Taureau du Aldébaran, la.Chi-vre, la Lyre ou TVega, ArcUtrus, le cœur du Scorpion ou Antarès, l’épi de la Vierge, le cœur de l’Hydre, Régulus ou le cœur- du Lion, sa queue, Canopus, Fomalhaul et Acharnar. D’autics
la 4 , INTROüUCTIQK.
ajoutent *à cette liste Ataïr, Procjron, Castor, la queue du Cjrgne, Il est nécessaire de «avoir reconnaître ces étoiles, et d’aillres encore La Connaissance des Tems se sert de sept principales jK)ur les distances lunaires. Ne pouvant donner a ce sujet l« développement dont il est susceptible, nous renvoyons pour plus de détails, à l’Uranograpfiicj nous nous borderons ici à faire distinguer les constellations les plus remarquables.
Qu*on 'fournc le dos au midi durant une belle nuit , et l’on verra plusicurs'tonstcllations faciles à reconnaître, qui servent à distinguer les autres en s’alignant avec elles.
,La grande Ourse est représentée fig. 3; elle est formée de six belles 'étoiles de secondé grandeur, et d’une autre de 3*. De ces sept étoiles, quatre forment un grand quadrilatère, • ( y» les troi.s autres, qui se dirigent sur le prolongement xl’une des diagonales, forment la queue «, v. Cette Ijclle constellation , qu’fln appelle aussi le Chariot, est du nombre de celles qui ne sé couchent pas dans nos climats, et qu’on ,peât voir dans toute nuit sereine , ainsi que les deux sui» vantes... * .
La petite Oi/rse est figurée presque comme la grande, mais sons'de moindres dîfhensions {V. fig. a) et avec un Oindre éclat. Trois étoiles tertiaires «, y8 et y, et quatre quartaircs, la éompogenl; /Sy^v formentje quadrilatère , i , « la queue.
Cette étoile « est surtout très importante à distinguer’; car c’est la polaire , ainsi nommée , parce qu’elle est si voisine dû pôle nord (elle en est à i“36'), qu’elle semble être le pivot immobile autour duquel la voûte, céleste tourne, et le centre des cercle^ que décrivent toutes les étoiles. ^
Prolongez le côté <»/8 du quadrilal^rë de la grande Ourse (fig. 3),«elui qui est opposé à la queue, vous irez à la po- ISaire, ce prolongement ayant à peu près pour longueur celle delà grande Ourse entière. Comme la polaiçjs est la seule éloilej remarquable drins cette partie du ciel, elle est fort aisée à rébonnaître. .Tous les cercles horaires viennent se croiser près d’elle; le pôle’ est sur l’arc qui va «Je la jKjlaire à i à la * ^ # •
CONSTELLllTIOIlilt ' «
queue de la grande Ourse, sur le p|o1on^]lient de celui qui va de y Cassiopée à la polairer^T .
Cassiopée (fig. 4) est de l’autre câlé’’du pôle, par rapport ' à la grande Ourse; l’une à l’est) l’autre à l’opest, ot* luen^,' l’une est au-dessus de no? têtes, et l’autre ^près de l’homon > ' boréal. C’est un groupe d’étoiles de et 4* grandeurs, qu’on* reconnaît à sa figure en j' , à queue Qpurbéé. Quelques personnes y veulent aussi trouver' la figure d’uii« chaise renver-* sée f «y* et ^3, ainsi que plusieurs autres petites étoiles, forment le siège ; le dos est imité par la coqfbe y<^i. Üne fois qu’on a vu cette constellation i^il est impossible de l’oublier, et on la reconnaît tout de suite. Comftie les étoiles tournént • en 24^* autour du pôle elles prennent diverses situations relatives , par rapport à l’iioriayjn. La Chaise est debout , couchée ou renversée, selon les heures; mais lorsqu’oü l^i regarde ' dans les .soirées d’hiver, elle a cette d$:rnj.cre situation. ’ ^
Toutes les constellafions^^e nous allons ^décrire .se voient au sud, ou à l’est, ou à l’ouest, selon l’heure et la saison f et ce n’est plus vers le nord qu’il faut tourner ses regards pour les apercevoir. . ’ . ^
En s’éloignant .du pôle, on rencontre trois constellations . qui semblent n’cu pomposer qu’une seule très étendue, .parce que les étoiles s’y réunissent en une figure assez facile à saisir. 'i ^
Pégase^on W grondé Croix. L’arc qui de <* et |S de la grande Ourse a donné la pplaire, étant prolongé d’une quantité ^ale, * passe près de Cassiopée, et va traverser Pégase, C’est un grand, carré «yS«y,(fig. 5),, formé de quatre étoiles secondaires, près duquel deuil tertiaires sont sur une parallèle au côté «^. Le’ * carré de Pégase et celui de la grande O^urse sdint des côtés oppo^és du pôle, et viennent passer au sud à 12* il,’intervalle l’un ^e l’ai^tre.
Prolongez^, la diagonale «« de Pégase, vous rencontrez icfiy éiitAndromede, tro*is étoiles secondaires, dont 1a fait partie ^u carré dft Pégase; prolongez encore cette ligne ^ef\ous arrivez surfc de Pensée, auss’î de 2* grandeur, située %u ihiliéa
' .-iKTROnUCTlON.
d’un arc oblique |S«yy. Voilà *^nc sept étoiles secondaires imitant la forme de la grandq^Ourse , savoir, un carré et une queue sur la diagonale prolongée; mais ici la queue est presque droite , terminée par l’arc de Persée, et les étoiles, moins proches du pôle.que la^rande Ourse , occupent au«ai une étehdue plus considérable. >
Le Cocher (fig. 6) ^oi'ui^c un grand pentagone iarégnlier , où se trouvent trois beîtes étoiles en triangle isocèle L’une d’elles s’appelle la Chèvrejc'tsl une des plus brillantes du ciel.
A de ccctaincs beves,elle rase d’horizon Ixiréal ; elle s’élève vers •le zénith de Paris, 12 heures après. On rcmar(|ue près d’elle un triangle isocèle très allongé »«(Ç, formé de trois petites étoiles quartaires, qui servent à distingner la Chèvre de toutes les étoiles primaires. En prolongeant l’arc de Persée, on voit deux files *de petites étoiles , l’unè^ vers l’orient, va à la Chèvre; ,• l’autre au sud , formant .d’abord une courbure opposée , se porte sur les Pléiades^' ■ ;
En prolongeant la queue courbe de la grande Ourse , 011 va sur lo Bouvier, dont l’étoHè « est Arcturus, de 1'® graudeur.
La Lorre ou TVéga est une belle étoilé primaire , opposée à la Chèvre par rapport au pâle; quand l'une est en haut sur nos tètes, l’autre est près do l’horizon nord. Au sud-est de Wéga est un triangle formé par trois étoiles tertiaires.
U Aigle est au sud-est de. la Lyre ; on y remaia]ue trois étoiles voisines, sur une même ligne droite, dont celle du .milieu est de i’' grandeur: on la nomme Allàir ou Auiir.
Ee Cygne esi entre la Lyre et Pégase; il forme une grande "croix de cinq étoiles, dont celle de la tête est secondaire.
Les douze constellations zodiacales que le soleil traverse successivement en, une année sont énoncées par ces vérs latins :
Sunt A ries, Taurus, Gemini, Cancer, Léo, Virgo ,
Lihraque, Scorpius, Arcitênens, Cnper, ylmphora , Pisces.
Elles ne sont pas toutes remarquables, et il suffit de recon- ^ naître les principales; on trouve bientôt les autres, d’qprcs leur
Diç, " (x: by Googk'