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PREMIÈRE SÉRIE D'EXERCICES

Reconnaître dans le ciel l'équateur, l’écliptique, les pôles visibles de: l'équateur et de l’écliptique. Localiser approximativement la ligne des nœuds, le célèbre point y et son opposé. Utiliser pour cela une carte du Ciel à grande échelle.

Construire et régler un équatorial simplifié EN Bois, de précision juste suffisante pour mesurer, rapidement et au degré près, les déclinaisons. et les ascensions droites. Pointer les astres avec une alidade à pinnules.

L'appareil est facile à imaginer; on trouve du reste sa description compiète au tome Il, page 800, de l’Astronomie dé Lalande.

On profitera des ressources industrielles modernes.

Le support est formé d’un madrier vertical reposant sur un T horizontal, sur lequel il est convenablement raïdi. L'axe est fait d’un tube de laiton étiré, de 4 cm. de diarsètre et de 150 cm. de long, tournant dans des colliers en laiton (l'industrie fournit des tubes entrant juste l'un dans l’autre). L'un des colliers est fixé à la base du T, l’autre au sommet du madrier vertical auquel on donne la longueur qui convient à la latitude du heu. On imaginera aisément un réglage simple.

Les cercles sont constitués par des disques de bois tournés, de 57,3 de diamètre, sur la jante desquels on colle une division en centimètres.

Le degré vaut 5 millimètres sur la graduation.

L'un des cercles est fixé normalement à l'axe et détermine les ascensions droites. L'autre est fixé contre l'axe et donne les déclinaisons. Le réglage de l'axe s'obtient en utilisant la polaire et en suivant une étoile. I] constitue du reste par lui-même une excellente manipulation.

Pour riche qu'on soit, il est pédagogiquement excellent de conserver l'alidade à pinnules comme appareil de visée.

Qu'elle ne vous semble pas trop grossière ! Entre les mains des savants. du xvu° siècle, elle a fourni des résultats admirables. Seriez-vous. 60 fois moins FE qu'Hévélius? Il observait à la minute avec ses alidades : je ne vous demande des résultats qu'au degré près!

Je veux que l'appareil coûte 50 francs, pas davantage, parce que j'entends que vous en ayez un pour 4 étudiants au plus, c'est-à-dire pour chaque groupe d’étudiants manipulant ensemble.

On fait l’alidade avec un tube de laiton d’un mètre de long et de 3 centimètres de diamètre. Il est terminé à l’un des bouts par une plaque percée d’un petit trou, à l’autre par une croisée de fils métalliques.

Détermination de la trajectoire des planètes : on mesurera au degré près leurs coordonnées équatoriales; on les transportera sur une carte

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du ciel. Au début de chaque manipulation on fera le point des planètes visibles; d'où la nécessité d'un équatorial simplifié pour chaque groupe d'étudiants.

La carte du ciel ne contiendra que les fondamentales : la partie voisine de l’écliptique sera développée comme dans les figures des pages 92 et 93. Rien n'est pédagogiquement absurde comme les cartes contenant une foule d'étoiles dont l'étudiant n’a jamais à se servir. Deux ou trois cents étoiles pour la partie visible du ciel, c'est plus que suffisant. Une carte n'en contenant pas davantage paraît vide.

Dès qu'il en aura la vente assurée, un éditeur fournira à bon compte des cartes toutes préparées sur lesquelles l'étudiant tracera (au crayon) les trajectoires étudiées.

Déterminer la trajectoire de la Lune.

Déterminer le point y.

Déterminer les étoiles qui sont dans le colure des équinoxes et daus le colure des solstices.

Déterminer le pôle de l'écliplique.

Ces manipulations ne présentènt aucune difficulté puisque l'Astronomie est fondée sur de telles observations. Copernic, Tycho, Képler, et tant d’autres n'avaient à leur disposition que des instruments moins précis que celui que je recommande. Que messieurs les astronomes ne fassent donc pas la moue : ce qui suffisait à Tycho, suffit largement à nos étudiants.

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