Sphère céleste. Trajectoires apparentes des étoiles
1° — En raison des distances énormes qui nous séparent des étoiles, malgré le déplacement annuel formidable que la Terre effectue, malgré le mouvement d'ensemble auquel est soumis le système solaire tout entier, nous sommes à chaque/instant le centre du monde stellaire.
Fole|\ Nord
p' Pôle Sud PS2:
L’Axe de la Terre qui est à chaque instant une ligne bien déterminée en direction ef position, peut être considéré comme l'axe du monde : il coupe la sphère céleste en des points (pôles célestes) qui, pour une direction donnée, ne dépendent pas de la position actuelle du ce”tre de la Terre sur sa trajectoire annuelle.
Pour représenter les positions des étoïles, nous tracerons donc une sphère de rayon quelconque, mais très grand par rapport au rayon ter-
restre; nous mettrons la Terre en son centre; nous marquerons dessus,
non pas l’astre, mais le point où elle est coupée par le rayon qui aboutit à l'astre. Un point de cette sphère représente donc une direction, c'est-
à-dire pratiquement la seule donnée dont nous disposions pour les.
étoiles. Cette sphère idéale est appelée sphère céleste. On comprend maintenant le sens de cette locution : en raison du nouvemenE diurne, les trajectoires des étoiles sont des cercles; elle
1, sr, AXE
signifie que pour nous qui sommes au centre de la sphère fictive (peu
importe en quel point de la Terre nous nous trouvons, puisque Île rayon de la sphère céleste est très grand par rapport au rayon terrestre), les étoiles semblent parcourir des (petits) cercles de cette sphère dont les plans (dits parallèles) sont normaux à la ligne des pôles PP”.
On appelle équateur le plan normal à la ligne des pôles passant par le centre de la sphère céleste. sé ;
Le cercle décrit par chaque étoile E est défini par l'arc PE (distance polaire de l'éloile). Les rayons qui vont de l'œil de l'observateur à l'étoile, engendrent journellement un cône circulaire de demi-angle au sommet égal à la distance polaire.
2° — À chaque instant la Terre nous cache à peu près la moitié de la
en
sphère céleste; nous n'en voyons que ce qui se trouve au-dessus de NOTRE horizon. Pour le point À de la surface terrestre, cet horizon est un plan bien déterminé en direction ef position; mais, toujours en raison de la distance immense à laquelle nous sommes des étoiles, nous pouvons supposer qu'il passe par le centre C de la sphère céleste. Dans-ses diverses positions diurnes, tout se passe comme si nofre horizon restait tangent à un cône T qui trace sur la sphère céleste deux parallèles p et p', symétriques par rapport à l'équateur. Les étoiles se elassent alors naturellement en trois groupes : celles qui sont toujours visibles, celles qui se lèvent et se couchent, celles que nous ne voyons jamais. Les étoiles E toujours visibles sont au-dessus du parallèle p; Les éloiles E’ qui $e lèvent et'qui se couchent, sont comprises entre les parallèles p et p'; enfin celles E” que nous ne voyons jamais, sont au- * dessus de p”. Mr Les parallèles p et p! dépendent du point À où nous sommes.