Généralités
1° Quelle que soit la loi : a — o (n), Se à celle de Bode ($ 188) dont on se serve pour représenter approæimativement les distances moyennes a des planètes en fonction de la sucession des nombres entiers n, elle montre une lacune entre Mars et Jupiter.
Une planète devrait s’y loger dont la distance serait 2,8 fois celle de la Terre au Soleil.
Képler affirmait déjà l'existence d'une planète entre Mars et Jupiter. Au lieu d'une planète on en a trouvé 132 aux dernières nouvelies; on
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368 PLANÈTES ET COMÈTES les appelle petiles planètes et on les considère comme les morceaux de la grosse qui n'existe plus.
Fe tableau suivant contient quelques-unes des plus proches et des plus éloignées,
N° Noms. Rév. sidérale. Distance moyenne. Excentricité,
BL Flore RON NA 408 Tours 2,201 0,157 18 > Mélpôment FA MOTOR 2,296 0,218 10 Eye EG te DS 3,135 0,120 * 31 Euphrosyne. . . 2041 — 3,149 0,223 AO NPC IAE AT Re 208 20 3,408 0,171
2° — Qu'il y ait des gens usant leur vie à chercher des planètes, à déterminer leurs éléments, à calculer leurs orbites, et cela quand onen a déjà catalogué 732, prouve que l'homme n'est pas difficile dans le choix de ses distractions. Non pas que je sois mécontent qu'on ait accompli le travail; j'éprouve mème une certaine satisfaction à feuilleter là liste de petites planètes. Mais assurément je ne bougerai pas le petit doigt pour porter leur nombre de 732 à 733. « Nous sommes quatorze », disait Masséna à quelqu'un qui le félicitait d'être maréchal.
Mais De indéfiniment on trouvera des collectionneurs d’orbites pour accomplir ces besognes, utiles si l'on veut, profitons sans aucun scrupule de leurs « découvertes ».
Voyons quel problème pose l’existence de cet anneau d’astéroïdes.
Je veux bien le considérer comme angoissant pourvu que le lecteur sache que cette préoccupation douloureuse, toute de style astronomique, ne rend pas moins bleue la fumée de ma cigarette,
3° — Une planète amène des perturbations dans la marche des planètes voisines, Or en comparant les tables de Mars aux observations, Le Verrier conclut que la masse totale de l'anneau d’astéroïdes ne saurait : dépasser le quart de celle de la Terre. Mars se conduit si régulièrement sur sa trajectoire qu’une masse plus grande de l'anneau serait inexplicable dans l'hypothèse des attractions newtoniennes (voir plus loin la nature des perturbations).
Ainsi la théorie indique une limite supérieure à la masse totale de cette poussière de planètes. Mais le nombre des astéroïdes, déjà de 732, augmente tous les ans; d’où l’angoissante question : la somme des masses de tous ces fragments ne finira-t-elle pas par devenir manïifestement supérieure à la limite théorique? Auquel cas ....! auquel cas nous trouverons bien une échappatoire pour ne pas abandonner la théorie de Newton qui nous rend tant de services.
Ainsi lecteur, tremblez philosophiquement, mais ne vous bilez pas!
Il s’agit donc de déterminer la & somme des volumes de nos 132+ & astéroïdes.
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