À RAR ARE COMETES
54 ans font 8 périodes de 6,75 ans. La distance périhélie est 0,88: la
distance aphélie est 6,22. Jusque-là rien de remarquable.
La comète de Biéla acquit une grande célébrité en 1828, parce qu'Obbers avait prédit qu'elle passerait tout près de notre orbite, à
32000 kilomètres. On parla de la fin du monde, né comprenant pas que
nous ne risquons rien à ce qu'on traverse notre orbite si nous sommes
loin du point de traversée, ce qui était le cas.
Rien de particulier en 1832. Mais voilà qu’en 1845, on lui découvre un satellite; ün fragment s'en était détaché en 1844. Le fragment constitua bientôl une petite comète à deux queues, tandis que le gros de la comète montra plusieurs noyaux, puis une seconde queue, puis une
troisième. En février 1846, la comète nouvellement détachée parut plus
brillante que sa mère.
Évidemment il se passait des choses graves dans la comète de Biéla!
En 1852, Secchi aperçoit une partie de la comète le 26 août: l’autre ne fut visible qu’en septembre; elles étaient à 2 millions de kilomètres l’une de l’autre.
Depuis lors,elles ont complètement disparu.
La comète de Biéla est un exemple aüthentique d'une comète à courte période qui d’abord se brise, puis se désagrège complétement. Nous verrons que les débris de comètes deviennent un courant filiforme d'étoiles filantes.
Au reste même avant qu'elle se désagrégeñt, la comète de Biéla semait des corpuscules sur sa route.
On admet que l'essaim d'étoiles filantes connu sous le nom d'Andromédides (pluie du 27 novembre) est un courant de corpuscules abarrdonnés au cours des siècles par la comète de Biéla.
269. Action du Soleil. Les cométes au voisinage du périhélie.
Les particules qui forment la queue des comètes, sont soumises à deux forces : l’une répulsive proportionnelle à leur surface et due à ce qu'on appelle la pression de radiation; l’autre attractive proportionnelle à leur masse. Elles sont toutes deux en raison inverse du carré des distances du centre lumineux et attirant. Le rapport des deux forces diffère donc suivant la densité de la matière; Brédéchine admet les trois r'apports : 11 pour les queues formées d’hydrogène:; 1,3 pour celles constituées par des hydrocarbures; 0,2 pour celles formées de fer à l'état de division moléculaire.
L'action du Soleil sur la queue d’une comète peut donc être répulsive au total, si l'état de division de la matière est suffisant et si la densité des corpuscules est assez petite. C'est en partant de ces principes qu’on
explique la désagrégation des comètes au voisinage du périhélie, La répulsion l’emporte sur les corpuscules les plus légers; d’où formation des queues normales, toujours opposées au Soleil. L’attraction l'emporte sur les corpuscules relativement esants : d’où formation de queues
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46% | PLANÈTES ET COMÈTES normales, dirigées vers le Soleil, origines probables des courants météoriques dont l'existence se traduit par les pluies d'étoiles filantes ($ 270). Étoiles filantes.