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ÉTOILES FILANTES CET

* Ê ) Dans le même temps le nombre total envoyé par la sphère S est N. Pour trouver le rapport n : N, menons par le point Æ un plan diamé-

trail normal à CZ. On a :

n aire MZP + aire zone MNPOQ -

N ‘aire dé la phère.

L'aire,de la zone MNPQ —9x. = dr V LOS D’ cR Dee AS ESA AS 1 0 2) (1) is à

Si le zénith ou le nadir coïncident avec l’apex, on a :

n 1 U NT (ax v)

Pour v petit devant V, le quotient est à peu près le même däns les deux cas. Pour v très grand par rapport à V, l’une des valeurs est négative c’est-à-dire inacceptable; ce qui signifie que certains points de la surface terrestre ne reçoivent rien du tout. De toute manière l'observation permettra de déterminer le rapport v : V.

3° — Les lois de Coulvier-Gravier vont maintenant d’elles-mêmes.

. Puisque l’apex passe au méridien d'un lieu vers six heures du malin (heure locale), c’est alors que, toutes choses égales d’ailleurs, il tombera moyennement plus de météorites. En effet c'est alors que l'angle z est minimum.

Puisque l'apex est dans l'hémisphère nord du solstice d'été au solstice d'hiver, c'est de juillet à janvier que, toutes choses égales d’ailleurs, il s’approchera le plus du zénith d'un point de cet hémisphère : d'où l'augmentation constatée. à

C'est pendant la nuit qu'on observe; on a l'apex à l'est, puisqu'en raison du mouvement diurne, il ne doit passer au méridien qu à la fin de la nuit : d'où la troisième loi de Couivier-Gravier.

Enfin on peut comparer à la formule les nombres déduits des observations groupées par heures, ou ce qui revient au même, par distances z de l’apex au zénith du lieu d'observalion.

Soit / la latitude du lieu, D la déclinaison de l'apex, H l'angle qui sépare les plañs horaires passant par le lieu et par lapex :

cosz—sin/.sin D + cos/.cosD.cosH. (2)

Coulvier-Gravier a déterminé par l'observation les nombres n de pro-

jectiles qui tombent dans l'hémisphère visible du lieu où il observait, de 5° à 6? du soir, de 6 à 7h... de 6° à 7b du matin : d'ou 14 nombres horaires. Les formules (1) et (2) ies représentent quand on pose 2: V—1,45, nombre voisin de 1,414 qui correspond à la vitesse comé-

taire (S 463).

Pour v : V—1,414, le lecteur vérifiera que l'hémisphère dont le zénith coïncide avec l’apex (z —0), reçoit environ six fois plus d'étoiles dans le même temps que l'hémisphère dont le nadir coïncide avec l'apex 2100) |

272, Théorie de Schiaparelli.

Dans ce qui précède nous envisageons les chutes de météorites en moyenne; considéronsmaintenant séparément les essaims, Dlutes périodiques. |

A certaines dates (13 novembre, 10 août, 20 avril, 27 novembre,.…), le nombre des météorites augmente à tel point qu'on les compte par milliers, Pour certains essaims la période est annuelle; pour d’autres la pluie se produit bien tous les ans, mais avec une abondance périodique. Ainsi pour les Léonides, la période est de 33 ans environ.

On est donc naturellement amené à considérer les météorites comme formant des courants, comme remplissant des {ubes géométriques permanents qui coupent notre trajectoire et que nous traversons tous les ans.

Puisque les météorites arrivent dans notre atmosphère avec la vitesse cométaire, il faut que les orbites soient des ellipses très allongées, sur lesquelles la durée de révolution est longue en vertu d'une des lois de Képler. Comme nous rencontrons le courant tous les ans, ce ne sont pas les mêmes groupes d’astéroïdes, les mêmes portions du courant malériel que nous coupons d'une année à l’autre. Enfin comme nous traversons le tube en quelques jours, parfois en quelques heurès, sa section est petite : d’où le nom de courant filiforme qu'on lui a donné. En Astronomie quelques milliers de kilomètres ne sont que la largeur d'un fil.

Ainsi nous devons imaginer un tube dont les génératrices sont des ellipses très allongées. Dans ce tube quasi invariable se déplace, suivant les lois de la gravitation, de la poussière d’astre. Certains de ces tubes sont coupés par notre trajectoire; quand nous les traversons, les corpuscules tombent dans notre atmosphère, s'échauffent par frottement et constituent les éloiles filantes.

Le tube géométrique n'est pas absolument fixe dans l’espace; il subit desiperturbations de même que les orbites des planètes. Le lecteur ne le confondra pas avec le courant qui le remplit, courant qui se meut sui- vant les lois de Képler et dont la densité peut être extrêmement variable M d’un point à l'autre : les corpuscules sont ici en rangs serrés, plus loin … au contraire en tirailleurs. C’est grâce à cette non-uniformité de la densité que nous parvenons à fixer la période du courant, la durée de révolution des corpuscules.

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