‹ Astronomie théorique et pratiqueChapitre 334 sur 437 · ÉTOILES FILANTES | A · texte numérisé non relu

ÉTOILES FILANTES | A

- Si le lecteur se reporte à la figure 209 ,1l verra que. c'est toujours l'hémisphère sud de la Terre qui ou toucher le premier le courant des Léonides. Connaïissant l'inclinaison de l’axe terrestre par rapport à l'orbite, il pourra même calculer sur quel para Ja pluie d'étoiles filantes doit commencer.

2° — Les pluies de Léonides reviennent avec bn intensité particulière tous les 33 ans environ. On en signale de très intenses en 1799, “en 1833, en 1866; en 1899 cependant la pluie fut médiocre. Il faut conclure de là que la périodicité du mouvement de translation sur l'orbite est de 33 ans environ; corrélativement l'orbite est très allongée. Tous les ans nous coupons bien le tube orbital au même point; mais, lors de notre retour en ce point, ce ne sont pas les mêmes portions du courant qui l'occupent; ce me seraient les.

mêmes, après un certain nombre d'années révolues, que si la période du mouvement des Léonides sur leur orbite était ce nombre exact de nos années sidérales.

* Puisqu'un certain nombre de fois successivement la pluie a été par- ;ticulièrement intense après 33. ans, nous pouvons bien conclure que la “période est de 33 ans environ, sans pour cela nous étonner que la pério- -dicité des pluies intenses ne se maintienne pas. Nous devons simplement conclure que la période diffère un peu de 33 ans (on admet 33 ans un quart), que la partie dense du courant n'a pas une longueur très longue, ou encore qu’une portion du courant s'est rencontrée particuhibrement maigre en 1899. Il est plus que probabie que rous coupons chaque année le courant dans des régions qui ne sont jamais les mêmes, ‘le nombre 33,25 n'étant qu Hobtoche! S'il était exact, nous reviendrons - dans les mêmes portions du courant tous les 133 ans; ce qui ne paraît pas vrai.

3° — Les anciennes one signalent des pluies particulièrement intenses d'étoiles filantes qu'il est DE SbEe de rattacher aux Léonides. En comparant leurs dates, on trouve que par rapport à un équinoxe fixe la longitude du nœud de leur orbite croît de 50”,4 environ par an; “par rapport à l'équinoxe vrai elle croît donc de 102”,6. Par exemple la longitude héliocentrique terrestre au moment de la pluie était de 51° en 1833 par rapport à l'équinoxe de 1833; elle était ‘seulement de 24° en l'an 902 : par rapport à l'équinoxe de l'an 1902:

Fig. 211.

c'est dire qu’en l'an 902 la pluie exceptionnelle attribuable aux Léonides eut lieu le 18 septembre. Elle eut lieu le 21 octobre en l'an 1366.

On a trouvé la cause de cette perturbation dans l’action troublante de Jupiter et de Saturne : ce qui est la confirmation de la période admise, trente-trois ans un quart, puisque de la période on conclut le grand axe de l'orbite; par suite on peut déterminer les planètes trou-. blantes et l'intensité du trouble.

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