Formation des courants filiformes
On les fegarde comme formés par les débris des comètes.
On est arrivé à cette théorie par la comparaison des orbites des essaims d'étoiles filantes et des orbites de certaines comêtes périodiques.
Schiaparelli ayant calculé l'orbite des Perséides (10 août) la reconnut à peu près identique à la comète de Tuttle portée au catalogue sous le numéro 1862 III. Il trouva de même que l'orbite des Léonides (13 novembre) est celle de la comète de Tempel (1866 I} ,
Les coïncidences se sont dépuis multipliées.
Tout en admettant que de l'identité des trajectoires, on peut conclure l'identité des origines, on s'est demandé si de la non-identité actuelle des trajectoires, il est nécessaire de conclure à des origines différentes.
La théorie de Schiaparelli bute en effet sur des difficultés considérables. Sur quelques milliers d’essaims catalogués, on n’en connaît que quatre dont les trajectoires soient indubitablement celles des comètes. Faut-il admettre qu'une comète spéciale est à l'origine de tous les essaims? faut-il admettre des millions de courants météoriques distincts dans notre système planétaire, aucune raison n'étant valable pour les supposer particulièrement condensés autour de notre orbite?
Brédéchine a tenté d'assouplir la théorie de Schiaparelli. Il s’agit d'expliquer comment la désagrégation des comètes au passage par leur périhélie ($ 269), peut, à chacun de leurs retours, produire de nombreux essaims, ayant les inclinaisons et les périodes les plus différentes. Le nombre des essaims pourrait être ainsi d'un autre ordre de grandeur que celui des comètes génératrices ; corrélativement il serait impossible de conclure que l'origine est différente parce qu'actuellement les trajectoires diffèrent.
Bolides et aérolithes.