AC
Occident
1 Zune jeune. 2 Premier gaartier. 4 Pleine Lune.
6 Zernier guarlier. 8 Vieille Lune.
Fig, 237.
la Terre, il continue sa marche vers l'occident, restant à peu près à la même distance du Soleil; il se couche donc moins d’une heure après être devenu visible.
3° — Les jours suivants la Lune devient visible un peu plus tôt après le coucher du Soleil; le croissant plus large est plus lumineux. Angulairement plus éloigné du Soleil, la Lune se couche plus longtemps après lui. Pour ces deux raisons le temps qu'elle reste visible, augmente.
Après 7 jours environ, la différence des longitudes L — À devient égale à 90°; la Lune est en quadrature, c'est É premier quarlier. Elle apparait comme un demi-cercle dont le côté courbe est tourné vers l'occident; c'est-à-dire vers le Soleil. Elle passe au méridien vers six heures du soir.
Nous reviendrons plus loin sur l'angle que fait sa droite de symétrie avec l'horizon.
4 — EA Lune grossit de jour en jou et s'éloigne angulairemént du Soleil.
Sept jours après le premier quartier, elle est pleine. Elle se lève à peu près quand le Soleil se couche; elle passe 12 heures après lui au méridien. Le Soleil l’éclaire de face : elle est en opposition. C'est alors que l'ombre de la Terre tomberait dessus et ferait une éclipse de Lune si la Lune se mouvait exactement dans l’écliptique.
5° — Après la pleine Lune, pendant le déclin, les phénomènes se reproduisent en sens inverse. La Lune diminue, se présente comme un demi-cercle : c'est le dernier quartier. Elle passe au méridien 6 heures avant le Soleil : sa partie ronde est tournée vers l’orient. Elle est en quadralure.
Le décours continue.
Elle devient un croissant dont les cornes sont comme toujours du
côté opposé au Soleil, c'est-à-dire ici vers l'occident. Elle se lève le
matin peu avant le Soleil; elle finit par se lever si peu avant lui et par être simultanément si mince, qu'elle devient invisible. La période du phénomène est accomplie; la Lune redevient nouvelle.
Si elle se mouvait exactement dans l’échptique, à chaque conjonction elle intercepterait les rayons solaires : il y aurait éclipse de Soleil. Mais l'obliquité du plan de son orbite sur l'écliptique rend le phénomène beaucoup plus rare, surtout pour un lieu déterminé.
* 304 bis. Lumière cendrée. s :
1° — C'est un phénomène d'observation vulgaire que pendant quelques jours avant et après la nouvelle Lune, en dehors du croissant très lumineux, le disque entier de la Lune est visible. La faible lumiere qu'il émet, est connue sous le nom de /ueur où lumière cendrée. Les phénomènes d'irradiation (voir mon Cours sur /a Vision. elc.) produisent deux apparences singulières : le disque semble bordé d’un trait lusineux.plus vif; son diamètre paraît notablement plus petit que celui du croissant brillant.
La lumière cendrée devient plus visible quand on cache le croissant par un écran, quand par exemple on se place près d'un mur. On distingue alors les grandes taches de la Lune, telles que la Mer des Crises (voir plus loin).
On explique aisément la lumière cendrée en remarquant que la Terre vue de la Lune à des phases identiques à celles de la Lune vue de la Terre, mais décalées d'une demi période. Quand la Lune est nouvelle pour nous, la Terre est pleine pour la Lune. C’est ce que montre la: figuré 237 bis; on supposera la distance des astres considérablement :
plus grande par rapport aux diamètres choisis; le rapport de ces.
diamètres n’est pas correct. La figure correspond à l’élongation de 45°: il s'en faut de trois jours et demi en plus ou en moins que la Lune soit. nouvelle.
La lumière que la Terre envoie à la Lune, par suite la lumière que la
Lune renvoie à la Terre (après deux diffusions), décroit à partir de la -
ee.
PHASES 527 nouvelle Lune. C’est cependant vers le troisième jour, avant et après celle-ci, que la lumière cendrée est le plus visible : cela tient à ce que
la Lune est alors plus distante du Soleil, plus dégagée de ses rayons. A l'œil nu la lumière cendrée disparaît avant les quadratures. Mais
Zrection da Soler] DORE Hu
Fig. 237 bis.
avec des lunettes d'assez grandes ouvertures eteh cachant la partie très lumineuse, on distingue le disque entier deux ou trois jours après le premier quartier et avant le dernier.
20 — La lumière cendrée pose de curieux problèmes.
Le rayon.lunaire est les 272 millièmes du rayon terrestre; il a 1737 kilomètres. L'aire d’un grand cercle lunaire est donc environ 13,48 fois plus petite que l'aire d'un grand cercle terrestre. Comme les
. deux astres sont sensiblement à la même distance du Soleil, l'intensité lumineuse de la Terre considérée comme source est 13,48 fois l'intensité de la Lune, à supposer la lumière diffusée de méme par les deux astres.
Dans celle hypothèse l'éclairement de la Lune par la pleine Terre est 13,48 fois l'éclairement de la Ferre par la pleine Lune. Rien d'étonnant à ce que la nouvelle Lune soit visible pour nous, alors même qu'on douterait de la visibilité de la nouvelle Terre pour la Lune.
En fait, de l'inégalité des pouvoirs diffusifs moyens des continents et des océans (les réflexions irrégulières sur les vagues sont l'équivalent d'une diffusion), résulte que l'éclat de la Terre vue de la Lune doit varier périodiquement avec une période d’un jour environ. Un habitant de la Lune, regardant la Terre, reconnaîtrait sa rotation à la variation. des éclats aux divers points de la partie brillante, mais aussi bien à la variation de l'intensité globale (éclairement de la surface lunaire).
Corrélativement quand la Lune renvoie vers nous une partie de la lumière reçue, l'éclat de ses divers points doit varier péridioquement suivant que la portion de la Terre servant de source correspond prineipalement aux océans ou aux continents, suivant encore que le ciel-de la partie brillante pour la Lune est pur ou chargé de nuages.
Il semble en effet que l'éclat de la Lune éclairée par la Terre (lumière cendrée) varie d’un jour à l'autre.
Galilée et nombre d’'observateurs soutiennent qu'en moyenne elle est plus vive pendant le déclin que pendant la croissance. Ils donnent comme explication que la portion de la Terre visible de‘la Lune quand elle passe au méridien moyen de nos contrées, renferme pendant le déclin l'Europe, l'Afrique et l'Asie, tandis que pendant la croissance elle contient l'Océan Atlantique. C’est ce que la figure 237 bis montre . immédiatement; elle suppose la Lune à 45° du Soleil et dans le méridien P. de Paris.
On admet donc que les continents diffusent plus que les océans (ce qui n’est pas évident en raison de la lumière réfléchie par l’eau); on admet que la diffusion sur les nuages est encore plus grande que pour les continents.
3° — En définitive pour un observateur, placé près de la Terre hors denotre atmosphère, regardant constamment la Lune, la lumière cendrée varie (en moyenne)/avec une période, d'un jour (plus exactement la période est le temps que met la Lune à revenir au même méridien), cela quelle que soit la phase de la Lune. Le phénomène est compliqué par l'état variable de l'atmosphère aux divers points du globe; mais cette complication disparaîtrait dans la moyenne. L'expérience permettrait de déterminer les pouvoirs diffusanis moyens des divers fuseaux M terrestres.
L'observation réelle est gênée par le fait que la Lune passe sous notre horizon et que l'atmosphère locale intervient.
Arago comparait l'éclat de la portion cendrée de la Lune à celle dela. partie directement éclairée, partie d’un éclat constant ou à peu près tel, I éliminait ainsi l'influence de l'atmosphère locale. Il trouve que suivant les jours le rapport passe de 4000 à 7000. De la lecture même d'Arago
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