‹ Astronomie théorique et pratiqueChapitre 372 sur 437 · RE I IR | N · texte numérisé non relu

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EA Fig. 230.

à en décembre-janvier, la Lune pleine passe quasiment au zénith des lieux dont la latitude'est voisine de 45°. Je connais des amateurs de prome- - nades au clair de Lune, furieux de ce que, lors des belles nuits d'été, la Lune pleine se montre incapable de monter un peu haut dans le ciel, comme lassée de la chaleur du jour.

L'explication du phénomène résulte de ce que la Lune pleine est en opposition el que le plan de son orbite diffère peu de l'écliptique. 3° — Posons d’abord que ce plan coïncide avec l'écliptique. Dans l'opposition, les déclinaisons de la Lune et du Soleil seraient égales et de signes contraires.

ä. Or au solstice d'été la déclinaison solaire est boréale et maxima; donc , Ja déclinaison de la Lune pleine serait australe et maxima; au passage par le méridien d’un lieu de latitude boréale, la Lune pleine serait donc le moins possible élevée sur l'horizon.

L'inverse aurait lieu pour le solstice d'hiver. EM Le fait que la Lune ne se meut pas dans l’écliptique complique le - phénomène sans en modifier l'allure. Au $ 298 nous montrons que

l'intersection du plan de l'orbite lunaire avec l'équateur oscille autour de la ligne des équinoxes sans s'en éloigner beaucoup. Comme seconde approximation, imaginons que ce plan passe constamment par la ligne des équinoxes, mais oscille autour de sa position moyenne qui est écliptique. Il est clair que les phénomènes restent les mêmes, à la différence près que les hauteurs maxima et-minima varient dans le cours du cycle de 18 ans 8 mois (S 284).

La figure 240 représente la variation de la déclinaison lunaire au cours de l’année 1915 et la position des pleines lunes. En juin-juillet elles ont lieu pour les plus grandes déclinaisons australes; en décembre-janvier, pour les plus grandes déclinaisons boréales. Quelle que soit l’année, une

Dechnarsons lunaires Pour 1815, Zes plemes lunes sont A2rquées din point nor:

‘ | | | kJervier | fevrier | Mars | Avr | Mar | |

Novenbra Décembre

Aout | Septembre Uctobre

courbe analogue relie les positions des pleines lunes sur la courbe des déclinaisons. La seule différence est que les maximums et minimums oscillent de part et d'autre de leur position moyenne.

4° — LUNE DE MOISsON.

L'explication de ce que les Anglais appellént la Lune de Moisson est analogue. On a remarqué que vers l’équinoxe d'automne (époque de la moisson en Angleterre), la Lune pleine se lève pendant plusieurs jours à la même heure ($ 301, 3°), tandis que dans le reste du même mois lunaire, la différence entre les heures de deux levers successifs. s'élève jusqu'à 4? 15»,

Quand le Soleil est dans l’équinoxe d'automne, la Lune quand elle est pleine, est dans l’équinoxe de printemps.

Pour simplifier supposons qu'elle se déplace dans l'écliptique ; comme elle va dans le sens direct, sa déclinaison croît d’un jour à l’autre le plus possible, de même qu’alors la diminution de la déclinaison solaire est maxima, Nous sommes donc dans le cas du $ 301, 3. |

Inversement quand le Soleil est dans l’équinoxe de printemps, la Lune quand elle est pleine, est dans l’'équinoxe d'automne. C'est done alors que sa déclinaison décroît le plus vite; deux levers consécutifs de Lune peuvent différer de beaucoup plus de 50 minutes.

Voici les nombres pour 1915 et pour Paris (Ann. du B. des L.).

Pleine Lune le 31 mars à 5° 58" (temps civil).

À 1 La

u de PITASES (re 535 Levers. Différence, Couchers. Différence.

29 "mars. AS LOS HUE He LE RER CR A RO 83% 458 16% SARA NU ps LT EOIP TE 85 5:15 17 avril ru. DEV OROUM 80 89 5134 19 D ec a MON PR SR 9 90 5257 23 ‘Pleine Lune le 23 septembre à 9 359 (temps civil). Levers. Différence. Couchers. Différence, 21 septembre. . 171" gh 7m 22 — RS tat PEL 16® . 4 23 FO 23 — ON ML 0 5. 38 15 24 Ne tr Lo 16 6:51 73 Le CE. V2

25 — Sue ED 13

Les équinoxes ont lieu le 21 mars et le 23 septembre.

On remarquera que la Lune se lève au voisinage de l’équinoxe d’automne avant que le Soleil ne se couche. |

Nous avons vu que l’effets’exagère quand croît lalatitude du lieu d'’observation,parexemple quandon passe de Franceen Angleterre.

Le phénomène varie suivant la position des nœuds de l'orbite lunaire (intersection du plan de l'orbite avec l'écliptique) par rapport à la ligne des équinoxes.1l est le plus et le moins marqué possible quand ces lignes coïncident.

La période est 18 ans 2/3. Rappelons que c’est en avril 1913 que la longitude du nœud ascendantest nulle; le phénomène est alors le plus marqué. Il a été minimum en 1904.

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