LES PRINCIPAUX PHÉNOMÈNES ASTRONOMIQUES
alors que notre satellite, pour quelque dix où douze jours, semble voyager en cercle dans les cieux, comme le fait le Soleil au cours de l'été [faiblard comme description astronomique], les plus jeunes membres de l'expédition furent presque toujours en chasse. Mais une fois revenues les périodes de ténèbres absolues[etles étoiles?]la plupart d'entre nous restaient ensemble à bord du navire, car on ne chasse en hiver que par clair de Lune. »
b} ÉQUINOXE DE PRINTEMPS.
Quand la Lune apparait sur l'horizon, elle est presque en conjonction nouvelle), puisque sa trajectoire coupe l'équateur au voisinage du point vérnal, où que soit la ligne des nœuds dans l'écliptique. ($ 298). Il est entendu qu’elle décrit en quatorze jours environ sa double spirale montante puis descendante. Au bout de sept jours, elle est dans son premier quartier; elle disparaît en opposition, par conséquent pleine.
Peary se trouve le 2 avril, par 88° 30’ environ de latitude boréale. « Tandis que nous marchions, la Lune n'avait cessé de tourner autour des cieux, à l'opposé du Soleil, comme un disque d'argent en face d'un disque d'or; et, quand on regardait sa face pâle et spectrale dont la lumière plus brillante du Soleil avait ôté la couleur, il était difficile de s'imaginer qu’elle pouvait agir sur les vastes champs de glace environnants. » |
Peary précise que la pleine lune approchait ; donc la Lune n'était pas encore tout à fait pleine, ce qui correspond à notre analyse.
c) SOLSTICE D'ÉTÉ.
La Lune apparaît sur l'horizon en son dernier quartier, à 90° du
Soleil, à la droite de celui-ci.
. Elle décrit son hélice montante. tout en.se rapprochant du Soleil et tandis que diminue son croissant. Au bout de sept jours elle est nouvelle. Elle décrit son hélice descendante, en s’éloignant du Soleil qu’elle laisse à la droite. Elle se couche dans son premier quartier.
d) ÉQUINOXE D'AUTOMNE.
La Lune se lève en opposition (pleine). Au bout de sept jours, sa hauteur devient maxima : elle est dans son dernier quartier, Au bout de sept jours encore, elle se couche en conjonction (nouvelle).
Le cycle des apparences fondamentales est révolu.
353. Repérage en longitude des points de l'horizon. Longitude d’un point voisin du pôle.
1° — Je suppose que mon observateur allant au pôle a transporté un chronomètre réglé, donnant l'heure du méridien de Paris, ou qu'il recoit cette heure par T.S.F. Il lui suffit de déterminer l'heure à laquelle il observe une étoile pour savoir immédiatement la longitude du plan vertical dans lequel se trouve l'axe optique de la lunette de son théodolite. Connaissant l'heure de temps moyen dé Paris, il connaît
27 MAS … APPENDICE II j
l'angle horaire du point vernal, par conséquent celui de l'étoile. Or au pôle les azimuts se confondent avec les angles horaires. “ Notre observateur peut donc disposer à distance convenable de son observatoire une mire indiquant, par exemple, le méridien de Paris.
2° — Le problème de la longitude d’un point voisin du pôle est tout différent et mal déterminé. En effet la connaissance de la longitude implique celle du méridien; celui-ci est le plan de symétrie de la trajectoire des étoiles. Or à mesure qu'on s'approche du pôle, tous les verticaux tendent à devenir ce plan de symétrie.
En d’autres termes les directions de la verticale et de l'axe du monde tendent à se confondre.
Il est vrai que la détermination exacte de la longitude perd pratiquement son importance, puisqu’ une erreur en angle sur la longitude correspond à une erreur de plus en plus petite en distance linéaire sur le parallèle. Par exemple, à 80° de RARCR, le degré de longitude ne vaut plus que 19,4 kilomètres.
Je ne continue pas cette étude. Le lecteur cherchera ce que déviéntle calcul des distances lunaires, des occultations,.. pour l'observateur
polaire,
( APPENDICE III Roque